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Santé – Sciences

Les soignants grévistes des services de chirurgie de l'hôpital de Valence obtiennent satisfaction

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Un mois après le début de leur grève illimitée, les infirmiers et aides-soignants des services de chirurgie de l'hôpital de Valence obtiennent satisfaction. La direction annonce que les effectifs seront renforcés.

Plusieurs manifs se sont déjà déroulées devant l'hôpital de Valence, comme ici le 2 mai dernier
Plusieurs manifs se sont déjà déroulées devant l'hôpital de Valence, comme ici le 2 mai dernier © Radio France - Nathalie Rodrigues

Valence, France

Un mois après le début de la grève illimitée, les services de chirurgie de l'hôpital de Valence obtiennent un aide-soignant supplémentaire de nuit, du lundi au vendredi, un aide-soignant de jour, pour les week-ends et jours fériés. Quant aux infirmiers, ils feront désormais des journées de dix heures. Cette nouvelle réorganisation devrait aboutir à deux embauches, selon les syndicats de l'hôpital. Et avant la mi-juillet, espère la CGT. 

Les services de chirurgie étaient les plus touchés par le plan de retour à l'équilibre de l'hôpital de Valence. La direction prévoit entre autre, la suppression de cinquante postes de soignants et de trente lits d'hospitalisation

"Ce service était en souffrance, on ne peut que se réjouir de cette annonce" - Karim Chkeri de la CGT

C'est un grand soulagement pour les soignants des services de chirurgie. La plupart font grève depuis le 13 mai pour protester contre leurs conditions de travail. Une grève symbolique puisque les infirmiers et aide-soignants grévistes sont réquisitionnés. Mais cela ne les a pas empêchés de faire pression sur la direction, en faisant état, par écrit,  quotidiennement "d'événements indésirables", sur les conseils des syndicats. Dans ces fiches incidents, ils relevaient tous les dysfonctionnements, tous les soins, toutes les toilettes impossibles à effectuer à cause du manque de personnel. "Il fallait faire comprendre à la direction que la situation n'était pas tenable et les preuves écrites permettent de protéger le personnel en cas d'incident, et d'engager la responsabilité de la direction", explique Karim Chkeri, secrétaire du syndicat CGT. 

Selon le syndicaliste, il arrive souvent que des soignants, épuisés, démoralisés, pleurent au travail,  "parce qu’ils n’y arrivent plus. Deux aides-soignantes pour trois étages ce n’est pas possible. Le travail était mal fait ou pas fait. C’est une insécurité pour le personnel, pour les patients ». 

"La direction a compris que cette situation ne pouvait pas durer. C’est un grand soulagement pour les soignants des services de chirurgie" -  Karim Chkeri.

C'est pourquoi les syndicats CGT et FO ont fait un signalement de "danger grave et imminent" à l'inspection du travail. "Nous ne savons pas si l’inspection est intervenue mais nous pensons qu’elle a pu agir. La direction a compris que cette situation ne pouvait pas durer. C’est un grand soulagement pour les soignants des services de chirurgie", conclut Karim Chkeri. 

Journée de manifestation pour la défense de l'hôpital public 

La CGT et FO appellent tout de même à manifester ce mardi. "Nous sommes satisfaits de ces annonces pour les services de chirurgie mais c'est l'hôpital public dans sa globalité qu'il faut défendre", explique Karim Chkeri. "Avec le projet de loi santé 2022, des services vont encore fermer, des postes seront encore supprimés. Aujourd'hui on demande à l'hôpital public de travailler comme une entreprise. Si un service n'est pas rentable, il faut le fermer ou réduire considérablement ses effectifs. Dans quelle société voulons-nous vivre demain ? C'est maintenant que cela se décide!"