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Dossier : Coronavirus Covid-19

Des scientifiques grenoblois cherchent des volontaires pour tester un traitement contre la Covid-19

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Isère, France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Le laboratoire des Techniques de l'Ingénierie Médicale et de la Complexité (TIMC) affilié au CHU Grenoble-Alpes a lancé fin janvier des tests cliniques sur un traitement inédit contre la Covid-19 à base de comprimés de magnésium. Les scientifiques recherchent 450 malades symptomatiques volontaires.

Le professeur Jean-Luc Bosson (à droite) et le médecin généraliste Yoann Gaboreau (sur l'écran à gauche), membres du laboratoire en charge de l'étude "hydrocovid".
Le professeur Jean-Luc Bosson (à droite) et le médecin généraliste Yoann Gaboreau (sur l'écran à gauche), membres du laboratoire en charge de l'étude "hydrocovid". © Radio France - Louise Buyens

Des scientifiques du laboratoire grenoblois des Techniques de l'Ingénierie Médicale et de la Complexité (TIMC), affilié au CHU Grenoble-Alpes, recherchent des volontaires pour tester un traitement inédit contre la Covid-19

L'étude baptisée "hydrocovid" a été lancée en novembre 2020 et les premiers essais cliniques ont débuté fin janvier 2021. Ils s'adressent à des volontaires habitant en Isère mais aussi en Drôme, en Ardèche, Savoie, Haute-Savoie et Côte-d'Or

Le traitement consiste à boire deux fois par jour et pendant trois semaines un verre d'eau dans lequel il faut dissoudre un comprimé de magnésium. Une fois dissoute, la gélule charge l'eau en hydrogène, un puissant anti-oxydant qui permet de bloquer l'emballement inflammatoire, responsable de l'apparition des formes graves de la maladie.  

L'affiche de l'étude "hydrocovid".
L'affiche de l'étude "hydrocovid".

Soulager la pression hospitalière et lutter contre les effets d'un "Covid long"

Professeur Jean-Luc Bosson, responsable du pôle Santé Publique du CHU de Grenoble, en charge de l'étude "hydrocovid".

S'il fonctionne, le traitement évitera les complications et limitera le nombre de patients hospitalisés. Il permettra également une meilleure récupération afin d'éviter les effets sur le long terme de la maladie comme l'essoufflement, la fatigue, les maux de tête ou encore la perte du goût et de l'odorat. 

"Le traitement a déjà fait ses preuves chez les patients hospitalisés en Chine", explique le professeur Jean-Luc Bosson, responsable du pôle Santé Publique du CHU de Grenoble et membre du TIMC, mais les chercheurs grenoblois proposent, pour la première fois, de soigner directement depuis chez eux les patients qui sont symptomatiques mais pas atteints d'une forme grave de la maladie car actuellement, aucun traitement n'existe pour ces patients. 

Un traitement 100% à domicile

Les volontaires reçoivent à domicile les gélules de magnésium, un verre gradué, un carnet d'explications sur le fonctionnement de traitement ainsi qu'un saturomètre qui permet de mesurer le rythme cardiaque et le taux de saturation en oxygène, "l'élément clé à surveiller pour éviter l'aggravation de la maladie", précise le professeur Jean-Luc Bosson. En plus d'un suivi assuré par le médecin traitant du patient, plusieurs téléconsultations sont prévues pendant les trois semaines de traitement. Une trentaine de médecins, dont la moitié à la retraite, se sont portés volontaires pour assurer les consultations à distance. 

Edith Chambaz-Rambaud a 73 ans, elle habite à La Bâtie-Montgascon, près de La Tour-du-Pin (Isère). Elle a été testée positive à la Covid-19 fin janvier et elle s'est tout de suite portée volontaire pour participer à l'étude : "Je prends le traitement parce que la fatigue dure longtemps et il peut y avoir des séquelles. Cette expérimentation est importante car il nous faudrait quelque chose, en plus du vaccin, pour avoir de l'espoir face à la maladie", témoigne la septuagénaire. 

Le témoignage d'Édith Chambaz-Rambaud, patiente volontaire.

Quel profil pour se porter volontaire ?

Quatre volontaires (tous isérois, ndlr) suivent actuellement le traitement expérimental mais 450 personnes sont nécessaires pour avoir des résultats fiables. Le laboratoire espère présenter un premier bilan de l'étude d'ici à l'été 2021. 

Pour participer à l'expérimentation, il faut avoir plus de 60 ans, présenter des symptômes datant de moins de 5 jours mais ne pas être atteint d'une forme grave de la maladie. Il faut également démarrer le traitement le plus tôt possible pour que celui-ci soit efficace. 

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Gérer mes choix

Il existe deux moyens de contacter les chercheurs en charge de l'étude "hydrocovid" :

Les détails sur l'étude sont à retrouver sur le site internet du laboratoire TIMC.

Les essais cliniques ont reçu l’avis favorable du Comité de Protection des Personnes du Sud-Méditerranée II et sont promus par l’association AGIR à domicile, habilitée à pratiquer la recherche clinique à domicile.

Le laboratoire TIMC en charge de l'étude finance cette expérimentation à hauteur de 200.000 euros et travaille en partenariat avec l'industriel canadien Drink HRW qui produit les gélules de magnésium et les placebos qui sont administrés aux patients volontaires.     

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