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Dossier : Coronavirus Covid-19

Des soignants de Bayonne, de Dijon et de la Drôme prêtent main forte à l'Hôpital privé de la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les transferts de patients Covid continuent depuis l'Hôpital Privé de la Loire, le deuxième établissement sanitaire du département, vers des hôpitaux extérieurs à la région. Il vient aussi de recevoir des renforts. On fait le point sur la situation face au Covid- avec son directeur général délégué.

L'Hôpital Privé de la Loire face au coronavirus.
L'Hôpital Privé de la Loire face au coronavirus. - PHOTOPQR/LE PROGRES/MAXPPP

Aucune accalmie dans l'explosion de Covid-19 auquel est confronté le département de la Loire. Quatre nouveaux patients stéphanois viennent d'être transférés ce mardi 27 octobre, dans des hôpitaux de la région Pays de la Loire, dont deux de l'Hôpital Privé de la Loire. On fait le point sur la situation à l'intérieur de l'établissement, avec Jean-Baptiste Séblain, directeur général délégué.

Quelles sont les capacités actuelles du service réanimation au sein du HPL ?

On a triplé nos capacités de réanimation, pour arriver à 33 lits au lieu de huit habituellement. L'objectif, maintenant, avec l'ARS et le ministère, c'est de faire redescendre cette tension sur l'occupation des lits pour éviter d'arriver à saturation. Grâce aux transferts de patients, sur Clermont-Ferrand, Bordeaux et dans les Pays de la Loire, nous avons cinq lits disponibles en réanimation. On n'est pas à saturation, mais en tension.

Est-il possible d'augmenter encore vos capacités de réanimation ? Au niveau national, en été, le ministre de la santé Olivier Véran avait évoqué la possibilité de passer de 6.000 à 12.000 lits. Ça vous semble faisable, depuis votre établissement ?

Au niveau de la Loire, l'effort est là. On a triplé, à nous tous, l'ensemble des capacités de la région. Aller plus loin est à l'étude. Mais nous, ce dont on a besoin, c'est de ralentir le flux d'entrée, à la fois sur les services d'urgence, de médecin et de réanimation. 

En hospitalisation conventionnelle, côté médecine, nous accueillons un peu plus de 70 patients sur le HPL, et en réanimation une quinzaine de patients. Au pic de la première vague, c'était 45 patients en hospitalisation et autour d'une vingtaine de malades en réanimation. 

Est-ce que vous réalisez encore des interventions non-Covid au HPL ?

Comme pour tous les établissement du GHT de la Loire, l'intégralité des interventions prévues au bloc opératoire ont été déprogrammées depuis dix jours. Seules les activités d'urgence, de perte de chance et de cancérologie sont maintenues. Il existe une coordination avec des établissements en dehors du département, pour trouver une solution adaptée à chacun. 

Vous avez lancé un appel aux renforts pour vos unités Covid. Est-ce qu'il a été entendu ?

Très largement, il y a eu un vrai élan de solidarité. On avait besoin d'une dizaine de médecins et paramédicaux. Aujourd'hui, des soignants de Bayonne, de Dijon, de l'Ardèche ou encore de la Drôme nous ont rejoint. L'activité du HPL est plutôt chirurgicale d'habitude, et on est amenés à faire beaucoup plus de médecine, donc on a besoin de renforts sur ce côté-là. Ce n'est pas un appel au désespoir, c'est plutôt un appel à la mobilisation collective. 

On parle beaucoup du moral des soignants et de leur fatigue. Comment appréhendez-vous la situation au HPL ?

Nos soignants sont mobilisés et sur le pont. On ne minimise pas leur fatigue, mais on est là pour les accompagner, d'où l'appel au volontariat pour mieux répartir la charge. Ils répondent présents : on a rappelé des soignants pendant leur congé, mais sur la base du volontariat. Il n'y a pas eu de rappels contraints pendant les vacances de la Toussaint. 

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