Santé – Sciences

Des sportifs amateurs sauvés grâce aux défibrillateurs : les premiers secours, c'est vital

Par Magali Fichter, France Bleu Besançon lundi 3 octobre 2016 à 19:29

Les défibrillateurs sont maintenant partout, dans les lieux publics et dans les entreprises
Les défibrillateurs sont maintenant partout, dans les lieux publics et dans les entreprises © Maxppp -

Ce week-end, deux handballeurs ont été victimes d'arrêts cardiaques, sur deux matches amateurs différents, l'un à Dole, l'autre à Vercel-Villedieu--le-camp. Ils ont pu être secourus notamment grâce à la présence dans les gymnases de défibrillateurs. Mais connaissons-nous les gestes qui sauvent ?

Les défibrillateurs, s'ils ne sont pas encore obligatoires, sont désormais monnaie courante dans les lieux publics - rien qu'à Besançon, on en recense une trentaine - et dans les entreprises. On le rappelle, il s'agit d'appareils qui envoient des chocs électriques pour tenter de faire repartir le cœur de la victime.

D'une simplicité "enfantine"

Cette grosse machine peut faire peur, mais les défibrillateurs pour le grand public (D.A.E., défibrillateurs automatisés externes) ont été conçus pour pouvoir être utilisés par un enfant de dix ans. Le docteur Christophe Lambert, responsable du CESU (Centre d’enseignement des soins d’urgences) du CHRU de Besançon, rappelle que "le défibrillateur décide tout seul d'administrer le choc, et en plus, il l'administre tout seul, sans intervenant extérieur. La seule chose qu'il ne sait pas faire tout seul, c'est coller les électrodes sur la poitrines du patient."

Christophe Lambert

Le défibrillateur, c'est bien... Mais ça ne suffit pas !

Cependant, avant d'utiliser le défibrillateur, il faut pouvoir reconnaître l'arrêt cardiaque, c'est à dire si la personne est inconsciente et ne respire pas, prévenir les secours, et savoir faire un massage cardiaque. "Le défibrillateur va traiter un seul type d'arrêt cardiaque (...) par contre, dans tous les cas, les manoeuvres de réanimation vont permettre au cerveau de survivre en attendant les secours médicalisés, il faut qu'elles soient faites le plus tôt possible", poursuit le docteur Lambert. Tout ça, vous l'apprenez en formation de premiers secours. Le problème c'est qu'encore trop peu de Français l'ont effectuée, alors qu'en pratiquant ces gestes, vous augmentez les chances de survie de la victime d'au moins 10%. Ce qui n'est pas négligeable.

  • Les défibrillateurs dans les lieux publics, ça vous rassure ? C'est le sujet du Forum. Appelez-nous au 03 81 833 111
  • Renzo Zanchetta, président de l'association départementale de protection civile de Haute Saône, est l'invité ce mardi à 8h10 de France Bleu Besançon

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