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Déserts médicaux : à Dijon, Marisol Touraine dit vouloir "donner envie aux jeunes de s'installer, pas les obliger"

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Par , France Bleu Bourgogne

Comment attirer les jeunes médecins dans les territoires isolés, et déficitaire sur le plan de la santé ? A cette question, Marisol Touraine a répondu dès décembre 2012 par son Pacte territorial de santé. La ministre de la santé était hier à Dijon pour en dévoiler le second volet.

Marisol Touraine jeudi face au Collège national des généralistes enseignants
Marisol Touraine jeudi face au Collège national des généralistes enseignants © Radio France - Arnaud Racapé

Un discours tenu devant le Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE) réuni en congrès au Parc des expos, où elle a décliné une dizaine de mesures censées lutter contre la désertification médicale. 

Plus de médecins formés, 

Inciter, c'est d'abord rassurer, en offrant plus de places : ça commence donc en augmentant le numerus clausus, c'est à dire le nombre de médecins formés. 131 places supplémentaires seront ouvertes d'ici 2017 dans dix régions déficitaires, dont la Bourgogne, où le nombre de médecins formés augmentera de 7%. 

Ça n'est pas par la contrainte que l'on fera venir partout en France de jeunes médecins.

Et puis Marisol Touraine s'est choisi un credo : il faut inciter les jeunes à s'installer dans ces zones tendues, surtout pas les y obliger. _"_Ça n'est pas par la contrainte que l'on fera venir partout en France de jeunes médecins", commente la ministre. "C'est en leur donnant envie d'y aller, en les aidant, en les accompagnant, en leur donnant l'information nécessaire, en les soutenant financièrement. Il s'agit d'amplifier une politique qui a commencé il y a trois ans. Elle a déjà porté ses fruits, il faut aller au-delà et poursuivre dans cette démarche."

Aller au-delà, c'est donner aux étudiants la possibilité de mieux connaître l'exercice libéral, via des stages en cabinets ou en maisons de santé, dont le nombre a quadruplé depuis trois ans en France. 

"Pour que des étudiants fassent le choix de la médecine libérale, encore faut-il qu'ils aient pu goûter l'exercice en ville pendant leur formation. C'est pourquoi j'avais annoncé la généralisation de ces stages. J'ouvrirai par ailleurs les stages en ville aux médecins libéraux d'autres spécialités, comme la psychiatrie, la pédiatrie, et la gynécologie." 

Et puis il faut inciter financièrement, via les contrats de Praticiens Territorial en Médecine Général par exemple, ce statut qui garantit un revenu au professionnel installé dans une zone tendue. "500 médecins ont déjà fait ce choix", déclare Marisol Touraine, "principalement dans les territoires ruraux". La ministre ajoute que "les conditions du contrat d'engagement de service public (qui permet aux étudiants d'obtenir une allocation contre l'engagement de s'installer dans une région déficitaire, ndlr) ont été simplifiées pour le rendre plus attractif. Concrètement 1325 étudiants ont signé de tels contrats, c'est 275% de plus par rapport à 2012. Et nous devons renforcer encore ces mesures."

Plus de moyens

Tout cela va dans le bon sens selon le président du Collège des généralistes enseignants Vincent Renard, qui se félicite notamment de l'annonce du doublement des chefs de cliniques, et du doublement du nombre de maîtres de stage dont la rémunération sera par ailleurs revue à la hausse. "Nous avions soumis sept demandes à la ministre il y a trois ans, nous constatons qu'une partie d'entre elles ont été satisfaites". Mais ce dernier regrette le manque de moyens alloués à la formation initiale, et soutient que le point noir pour les jeunes internes demeure la rémunération : _"l_a rémunération des professionnels de soins primaires, les internes l'observent, dans les villes où les dépassements d'honoraires sont florès, est trois fois, quatre fois inférieure à celle d'autres professionnels. A ce moment là l'information évidemment circule, et c'est très décourageant comme situation."

 

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