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Santé - Sciences

Déserts médicaux : nouvelle déception pour le député mayennais Guillaume Garot

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Par , France Bleu Mayenne

Le député socialiste Guillaume Garot défendait, ce mercredi 27 novembre, une nouvelle mouture de son projet de loi contre la désertification médicale. À l'issue des débats en commission, il a déploré un texte à nouveau "vidé de sa substance."

Le député PS Guillaume Garot défendait son texte de loi contre les déserts médicaux devant la commission des affaires sociales, ce mercredi 27 novembre.
Le député PS Guillaume Garot défendait son texte de loi contre les déserts médicaux devant la commission des affaires sociales, ce mercredi 27 novembre. © Radio France - Radio France - G.M

Département Mayenne, France

Trois fois remanié, trois fois défendu ... Trois fois invalidé. Le projet de loi du député mayennais Guillaume Garot pour lutter contre les déserts médicaux a été en bonne partie rejeté par la commission des affaires sociales, ce mercredi 27 novembre. Un moment de débat crucial avant que le texte ne soit étudié ce jeudi 5 décembre, à l'Assemblée nationale, par l'ensemble des députés. Sauf que d'après l'élu socialiste, son projet a été "dépecé" et une fois de plus "vidé de sa substance". Une déconvenue qu'il a déjà connue plusieurs fois.

Quatre articles refusés ...

Parmi les propositions retoquées par la commission, le cheval de bataille de Guillaume Garot : l'encadrement plus strict de l'installation des médecins, pour éviter les zones déjà bien pourvues et favoriser les régions qui manquent cruellement de blouses blanches. Notamment la Mayenne, troisième département le plus touché selon les chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES). "Il y a beaucoup de Mayennais qui n'ont même pas de médecin traitant", regrette le député. "En parallèle, on voit encore des médecins qui vont s'installer au bord de la mer et au soleil."

Rejetés également : 

  • Le calcul d'un indicateur cartographique précis, permettant à la fois de mettre en lumière les territoires désertés par les médecins ... mais aussi les particularités de santé propres à chaque lieu en France. "Les problèmes médicaux ne sont pas les mêmes d'un endroit à un autre, selon l'âge de la population ou la présence plus ou moins forte de certaines maladies", précise Guillaume Garot.
  • La place des usagers dans le système de santé. L'élu voulait que des associations comme France Alzheimer Mayenne soient intégrées aux communautés professionnelles territoriales de santé, les CPTS, qui permettent de regrouper différents acteurs médicaux autour d'un problème commun.
  • L'encadrement des dépassements d'honoraires, pour lutter contre la trop grande liberté prise par certains médecins conventionnés en secteur 2 (avec des tarifs supérieurs à la sécurité sociale).

... et deux articles sauvés

Maigre consolation pour le député mayennais, deux articles ont été validés, ils seront donc discutés ce jeudi 5 décembre à l'Assemblée nationale. Maigre, car les deux propositions ne sont pas "centrales" selon lui : 

  • Le dossier médical partagé (DMP) : une sorte de carnet de santé numérique, accessible rapidement à tous les agents de santé qui vont vous ausculter. Pour chaque examen, les médecins auraient l'obligation de le remplir en détail, afin d'aider à constituer un profil médical précis pour chaque patient.
  • La médecine préventive : l'action menée par tous les acteurs locaux (médecins, patients, associations, collectivités, élus) pour régler les soucis avant qu'ils n'arrivent. "Ça peut se passer dans les écoles, pour prévenir l'obésité par exemple", glisse Guillaume Garot. "Mieux choisir ses aliments, mieux manger, ne pas grignoter, faire du sport ... Toutes ces actions, ça se coordonne. Il faut que tout le monde tire dans le même sens."

"L'urgence est devant nous."

Selon l'élu mayennais, il y a tout de même un point positif à retirer de ces débats en commission : "Des députés de droite, de gauche, du centre, ont soutenu le projet au-delà des vieux clivages politiques." Et même si ce troisième rejet lui laisse un goût amer en bouche, il compte renchérir le 5 décembre dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale : "Ce qui compte, c'est de porter le débat dans l’espace public", assure-t-il. "C’est comme ça qu’un jour, on en arrivera à la régulation de l’installation des médecins. Parce qu’on n’aura plus d’autre choix."

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