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Santé – Sciences

Déserts médicaux : opération séduction auprès des étudiants en médecine à Dijon

jeudi 5 novembre 2015 à 23:28 Par Marion Aquilina, France Bleu Bourgogne

Comment convaincre des étudiants en médecine de s'installer en libéral ? Une soirée médecins-étudiants a été organisée dans ce but ce jeudi 5 novembre à Dijon. Pour les médecins libéraux, il y a urgence : seuls 15 étudiants sur 100 veulent ouvrir un cabinet à la fin de leurs études.

Tous les étudiants sont repartis avec le badge "We love medecine generale".
Tous les étudiants sont repartis avec le badge "We love medecine generale". © Radio France - Marion Aquilina

Dijon, France

C'était une véritable opération séduction ce jeudi soir à Dijon, à la Villa Messner. Des médecins libéraux de toute la Bourgogne ont rencontré une centaine d'étudiants en médecine. Ils ont essayé de les convaincre de se lancer dans la médecine libérale. Cette opération drague est nécessaire selon eux. À la fin de leurs études, ils sont 15 sur 100 à vouloir ouvrir un cabinet.

Plus difficile d'être médecin libéral ?

Ouvrir et gérer seul un cabinet, ça peut faire peur à beaucoup de médecins fraîchement diplômés. Surtout quand il s'agit d'aller à la campagne. Jean Aouston, médecin libéral en réanimation, essaie de rassurer les jeunes : "Au début, on est perdu mais on a un expert-comptable et des secrétaire à mi-temps ou quart-temps, et tout est informatisé. On a une longueur d'avance par rapport à l'hôpital."

Certes "mais dans les déserts médicaux, un jeune médecin travaille énormément, avec des journées à rallonge", redoute Juliette, étudiante en cinquième année de médecin à Dijon. Les médecins libéraux là encore sont optimistes : "Le mythe du médecin de campagne qui travaille 24/24h disparaît. Les médecins qui travaillent en groupe peuvent organiser leur travail et prendre des jours de repos. C'est possible si on travaille à plusieurs."

Des étudiants en 5ème année de médecine à Dijon avec un médecin libéral. - Radio France
Des étudiants en 5ème année de médecine à Dijon avec un médecin libéral. © Radio France - Marion Aquilina

Parmi ceux qui sont venus à la rencontre, certains sont déjà convaincus par la médecine libérale. Lou a 22 ans et est étudiante en médecine à Dijon. Elle rêve d'être médecin libéral, à la campagne : "À l'hôpital, on passe de chambre en chambre, on voit les patients cinq minutes, on ne les connaît pas vraiment, alors que quand on a son cabinet, on connaît très bien les patients, on devient le médecin de famille. C'est pour ça que j'aime la médecine libérale."

Lou, 22 ans, étudiante en 5ème année de médecine à Dijon.

Des bourses existent depuis 2013 ans pour inciter les jeunes à s'installer dans les déserts médicaux. L'étudiant en médecine reçoit 1 200€ brut par mois pendant tout son cursus. En échange, il s'engage à s'installer en zone rurale pour au moins deux ans.

Faut-il obliger les jeunes médecins à s'installer à la campagne ? Témoignez sur Facebook et Twitter et ce vendredi dès 7h au 0380421515.