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Santé – Sciences DOSSIER : Incendie de Notre-Dame

Nouveaux contrôles de plomb dans le sang pour des enfants voisins de Notre-Dame

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Après l'incendie de Notre-Dame et la pollution, 164 enfants ont été dépistés pour contrôler le plomb dans leur sang . Parmi les enfants testés, 16 se situent dans le "seuil de vigilance" (25 à 50 microgrammes de plomb par litre de sang) et deux dépassent le seuil de déclaration obligatoire.

Le chantier de Notre-Dame de Paris, le 29 juillet 2019
Le chantier de Notre-Dame de Paris, le 29 juillet 2019 © Radio France - Rémi Brancato

Paris, France

"Depuis l'incendie de Notre-Dame de Paris, 175 plombémies ont été faites sur 164 enfants", révèle ce mardi Aurélien Rousseau, directeur général de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France. "On a deux cas qui sont au-dessus du seuil de déclaration obligatoire, au-dessus de 50 µg (microgrammes) par litre de sang", ainsi que 16 cas "qui sont dans le seuil de vigilance, entre 25 et 50 µg par litre de sang".

Concernant les deux cas plus importants, "on avait déjà communiqué sur le premier le 4 juin dernier. Il s'agit d'un jeune enfant qui habitait à proximité de Notre-Dame. On a depuis établi que la pollution n'était sans doute pas due à Notre-Dame mais à son environnement dans son appartement", assure Aurélien Rousseau. "On a effectivement un nouveau cas qui est apparu dans une école, c'est un jeune garçon légèrement au-dessus du seuil".

Un petit du centre scolaire rue Saint-Benoit

"Sa plombémie a été prescrite le 31 juillet et les résultats sont arrivés ce mardi matin", explique le directeur de l'ARS. Cet enfant est scolarisé en primaire dans un groupe scolaire situé rue Saint-Benoît, fermé fin juillet en raison d'une concentration élevée de plomb dans les cours extérieures.
 

A ce stade, il n'est pas possible de dire avec certitude que le dépassement du seuil de 50 µg/l chez cet enfant est lié à l'incendie de la cathédrale. "Il y a peut-être d'autres causes, et la sœur de cet enfant, scolarisée en maternelle dans la même école, est au-dessous du seuil de 25".

Le centre scolaire qui accueillait des enfants cet été en centre de loisirs est fermé depuis les mesures de plomb dans la cour. "On a alors incité les parents à aller faire des plombémies. C'est dans ce cadre-là que cet enfant a été dépisté. Lui a un taux légèrement supérieur au seuil de déclaration obligatoire. Il a une jeune sœur qui elle a un taux normal", détaille Aurélien Rousseau.

"On a ensuite 16 cas qui sont dans le seuil de vigilance, entre 25 et 50 µg par litre de sang. Cela signifie que ces personnes vont être suivies par leur médecin traitant et nous avons également mis en place un centre de suivi spécifique par le centre anti-poison qui entre en contact avec chacune des familles pour suivre individuellement les cas", assure le directeur de l'ARS.

"On n'est pas sur un impact sanitaire majeur" - Aurélien Rousseau, directeur de l'ARS

"On va maintenant faire l'enquête environnementale, mais sans attendre, nous allons renforcer l'incitation au dépistage dans toute cette zone de 300 mètres autour des points que nous avons identifié dans la capitale où les relevés de plomb sont supérieurs à 5000 micro-grammes par mètres carrés", explique Aurélien Rousseau. "Il faut rendre encore plus forte l'incitation au dépistage, en fonction aussi des résultats école par école. Tous les parents seront destinataires individuellement d'un courrier, qui leur donnera les résultats dans l'école, ainsi que des préconisations de dépistage".

"On n'est pas sur un impact sanitaire majeur, _on a deux cas au-dessus de la norme réglementaire_. En volume, l'immense majorité des cas est satisfaisante, mais on doit suivre et on va continuer à investiguer. Effectivement, plus on va faire d'investigation, plus on va peut-être identifier de cas, mais c'est à ce prix-là qu'on va s'assurer de la santé de nos concitoyens", estime le directeur de l'ARS.

La colère de l'association Robin des Bois 

"Cette histoire de seuil est invraisemblable", estime Jacky Bonnemains sur France Info. Pour le porte parole de l'association Robin des Bois, "Le Haut Conseil de la santé publique dit que le plomb est une substance "sans seuil" et que toute absorption de plomb dans un organisme humain - et en particulier chez les enfants - représente un danger sanitaire important". L'association a déposé une plainte contre X pour mise en danger d'autrui après l'incendie de Notre-Dame de Paris et l'exposition probable au plomb d'habitants et d'écoliers autour de la cathédrale.