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Santé – Sciences

Deux-Sèvres : Jean-Marie vit avec la maladie de Parkinson depuis 16 ans

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Journée mondiale sur la maladie de Parkinson ce jeudi. Cette maladie neurodégénérative touche environ 2.300 personnes dans le Poitou et n'est pas toujours bien connue. Jean-Marie Massé, habitant d'Irais dans les Deux-Sèvres en est atteint. Il témoigne.

Eliane, aux côtés de son époux Jean-Marie qui est atteint de Parkinson depuis 16 ans
Eliane, aux côtés de son époux Jean-Marie qui est atteint de Parkinson depuis 16 ans © Radio France - Noémie Guillotin

Irais, France

Des béquilles sont posées devant la porte d'entrée. Jean-Marie Massé a parfois du mal à marcher. Mais comme environ un tiers des malades de Parkinson, il ne tremble pas. La maladie se manifeste par d'autres symptômes : lenteur, douleurs

Cet ancien mécanicien agricole a été diagnostiqué à l'age de 55 ans. Il constate alors des problèmes de démarche. "Je faisais des petits pas, je traînais des savates comme on dit. J'avais du mal à me raser, à manger avec ma fourchette", raconte cet habitant d'Irais, près d'Airvault aujourd'hui âgé de 71 ans. 

Au départ, j'ai été deux ans sans vouloir en parler

Le diagnostic a été "dur à avaler. Au départ j'ai été deux ans sans vouloir en parler. On a l'impression que tout le monde vous regarde". S'il a abandonné le jardinage, il continue "d'aller aux champignons et la pétanque". Avec l'association France Parkinson, il fait aussi de la marche et de la sophrologie. 

Des médicaments à prendre cinq fois par jour, à heure régulière

Les journées de Jean-Marie sont rythmées par les prises de médicaments. "C'est un traitement très lourd, avec cinq prises par jour et à heure régulière". Le septuagénaire se rend aussi chez un orthophoniste, une fois par semaine. Mais plus chez le kiné. "On a des difficultés pour trouver un kiné dans le secteur vraiment fait pour Parkinson", regrette Eliane, sa femme qui l'aide malgré les moments difficiles. "Quand lui va bien, je vais bien. Mais dès qu'il ne va pas bien je le ressens, ça peut le rendre agressif".

Lors des repas de famille, elle raconte que son mari à l'habitude de lire un texte qui termine par "M. Parkinson, tu ne m'auras pas. J'espère qu'il ne l'aura jamais". Mais Jean-Marie a l'impression que "la maladie prend le dessus". Sa plus grande angoisse : ne plus pouvoir conduire. 

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