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Deux soignantes de l'Ehpad de Riantec blanchies de soupçons de maltraitance envers des résidents

Trois soignantes de l'Ehpad de Riantec, près de Lorient, passaient ce mardi devant la commission de discipline de l'hôpital Bretagne Sud. Elles étaient soupçonnées par la direction d'avoir porté atteinte à la dignité de résidents. Les salariés dénoncent la dégradation des conditions de travail.

Des résidents n'ont pas pu se lever, d'autres ont dû rester en pyjama ou en chemise de nuit toute la journée (Illustration)
Des résidents n'ont pas pu se lever, d'autres ont dû rester en pyjama ou en chemise de nuit toute la journée (Illustration) © Maxppp - Alex Baillaud

Y a-t-il eu maltraitance envers des pensionnaires de l'Ehpad de Riantec ? La commission de discipline du Centre Hospitalier Bretagne Sud se penchait sur la question ce mardi 9 avril, et sur le cas de trois soignantes de l'établissement. Les faits remontent au 23 décembre 2017.  Lors de la prise de poste, les salariées constatent l'absence d'une collègue, une absence non-remplacée. Elles se retrouvent donc à cinq pour gérer 37 résidents, un effectif insuffisant pour assurer les missions habituelles. 

Des résidents lavés, mais pas habillés

Les soignantes décident donc de laisser certaines personnes âgées au lit, et de n'habiller personne, pour avoir le temps de préparer et de donner les repas. Sophie Dufaud, aide médico-psychologique et secrétaire de la CGT à l'hôpital, était présente ce jour-là.

"On a décidé les choses très rapidement, explique-t-elle. En Ehpad on arrive à 7h moins le quart, à 7h on est dans les chambres. Pour qu'ils puissent manger à midi, midi et demi, correctement, un repas bien chaud, on va laisser des gens au lit les plus fatigués, et puis lever les autres, mais en les laissant on va les laisser en chemise de nuit, en pyjama ou en chemise médicalisée. Donc on a fait ça, ils ont mangé correctement". Deux femmes, qui souhaitent participer à des animations, descendent de leur chambre en robe de chambre, avec un gilet.

Trois agents convoqués par la direction

Sophie Dufaud fait remonter l'incident à la direction et se retrouve convoquée en commission de discipline, avec deux autres salariées. Car pour Thierry Gamond-Rius, le directeur du Centre Hospitalier Bretagne Sud, dont dépend l'Ehpad, la situation a été mal gérée... délibérément : "Il y a des tâches sur la journée qui auraient pu être repoussées au lendemain pour pouvoir prendre le temps de lever les résidents dans des conditions normales. Il s'est agit d'une action volontaire de la part de ces agents, au détriment des résidents".

"C'était une action volontaire au détriment des résidents pour protester contre la difficulté de remplacer. Et ça, ce n'est pas admissible" - Thierry Gamond-Rius, le directeur du Centre Hospitalier Bretagne Sud

Une décision prise dans l'urgence, sans arrière-pensée selon les salariées

Des accusations que réfute Sophie Dufaud : "Moi ça me fait bondir complètement d'entendre des choses pareilles. Ce jour-là, même pas un cadre est venu nous voir dans le service pour voir si ça s'était bien passé. Il faut savoir que ce jour-là il n'y a eu aucun problème de sécurité, aucune plainte de résident, aucune plainte de famille, c'est une journée comme les autres".

La commission de discipline de l'hôpital a rendu un avis favorable à une infirmière et d'une aide médico-psychologique, qui ne seront donc pas sanctionnées. En revanche, la commission ne s'est pas prononcée sur le cas de Sophie Dufaud, ce sera donc à la direction de décider si elle doit être, ou non, sanctionnée. Hier une soixantaine de personnes s'est rassemblée devant l'hôpital à l'appel de la CGT.

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