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Santé – Sciences

Deuxième édition du "Moi(s) sans tabac" : le défi commence ce lundi en Côte-d'Or

lundi 6 novembre 2017 à 6:01 Par Kathleen Comte, France Bleu Bourgogne

Depuis le 1er novembre en France -et depuis ce lundi en Côte-d'Or- c'est le "Moi(s) sans tabac". Un défi lancé aux fumeurs pour la première fois l'année dernière qui a connu du succès avec 180 000 participants déclarés en France. Mais cette opération est-elle bien utile ? Réponse.

L'opération "Moi(s) sans tabac" débute ce lundi en Côte d'Or. Pour sa première édition en 2016, le défi avait rassemblé 180 000 personnes déclarées en France, dont  1 500 en Côte-d’Or.
L'opération "Moi(s) sans tabac" débute ce lundi en Côte d'Or. Pour sa première édition en 2016, le défi avait rassemblé 180 000 personnes déclarées en France, dont 1 500 en Côte-d’Or. © Radio France - Kathleen Comte

Côte-d'Or, France

Depuis le 1er novembre en France - et depuis ce lundi en Côte-d'Or - c'est le "Moi(s) sans tabac". Une opération lancée pour la première fois l'année dernière, à laquelle ont participé 180 000 personnes déclarées en France, dont un peu plus de 7 000 en Bourgogne-Franche-Comté et 1 500 en Côte-d’Or. Succès donc pour ce défi lancé aux fumeurs. Mais qu'en sera-t-il cette année ? On a posé la question à plusieurs fumeurs dijonnais. Leur réponse est à écouter ci-dessous :

L'opération avait attiré du monde l'année dernière, qu'en sera-t-il cette année ? Réponse avec les fumeurs dijonais.

Cette année le défi est organisé par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) du département. Nadia Montandon, directrice-adjointe de la CPAM Côte-d'Or, nous explique ce qui plaît dans l'opération "Moi(s) sans tabac" : "Ça fonctionne parce que c'est le pari de faire ça à plusieurs, c'est aussi la présence des partenaires présents pour aider. Ceux qui tentent l'expérience peuvent discuter avec d'autres fumeurs, des personnes qui ont déjà réussi à arrêter de fumer, mais aussi des professionnels. Les participants sont donc conseillés pour savoir comment continuer après le mois défi."

Pour les aider, les participants reçoivent un kit (téléchargeable ici en bas de la page). Ce kit contient des conseils, un calendrier de soutien mais aussi une calculatrice interactive pour savoir combien on économise quand on arrête de fumer. De son côté la CPAM est présente toute cette semaine (à partir de ce lundi jusqu'à vendredi) au centre d'examen de santé situé rue Nodot (derrière la gare). Sur place, des rendez-vous gratuits avec des tabacologues sont possibles. Ensuite l'opération continue tout le mois de novembre.

La prise de poids n'est pas obligatoire quand on arrête de fumer

On s'attaque à trois idées reçues avec Jean-François Canard, médecin addictologue au CHU de Dijon.

  • Première idée reçue : un mois sans tabac n'augmente pas les chances d'arrêter de fumer

"C'est faux puisque l'an dernier nous avons eu des chiffres qui montrent qu'un nombre important de patients, à l'issue de ce mois, ont arrêté de fumer. C'est donc totalement faux et ce mois sans tabac est une excellente idée."

  • Deuxième idée reçue : les personnes qui participent au défi reçoivent un kit avec un calendrier qui leur explique qu'au bout de X jours il n'y a plus de trace de nicotine dans le corps, on retrouve également la sensation du goût rapidement... Mais est-ce que c'est possible si vite ? Il faut forcément plus de temps ?

"Et bien non, c'est éléments sont justes. Le goût c'est la première chose qui revient chez nos patients, au bout de trois jours à peu près. Pour la capacité respiratoire il faut un peu plus de temps, de l'ordre de plusieurs mois. En revanche, les performances sportives reviennent au bout de deux, trois semaines. En ce qui concerne la nicotine, elle disparaît au bout de trois, quatre jours. Sachant que la nicotine n'est pas le problème du tabac. C'est la molécule qui est addictive - parmi d'autres - mais la nicotine ne pose pas de problème pour la santé ou très peu de problèmes pour la santé. C'est-à-dire que la nicotine est responsable de l'addiction mais elle n'est pas responsable de la toxicité du tabac."

  • Troisième idée reçue : quand on arrête de fumer, on grossit forcément

"On ne grossit pas forcément. Quand on fume on a un hyper-métabolisme qui est lié au tabac, c'est-à-dire qu'on est probablement à deux ou trois kilos au-dessous de son poids normal. Donc le fait d'arrêter de fumer engendre un risque de prendre un ou deux kilos mais pas chez tout le monde. De toute façon, ça se traite très bien en accompagnant les patients, soit par le biais médical, soit par le biais des diététiciens, soit également en prescrivant des substituts nicotiniques qui vont permettre de ne pas prendre trop de poids."

Après un mois sans tabac, les chances d'arrêter définitivement de fumer sont multipliées par cinq. La France compte près de 16 millions de fumeurs (en appliquant ce ratio à la population de Côte-d’Or, cela représente 133 000 fumeurs dans le département. En Bourgogne Franche-Comté, on estime le nombre de fumeurs quotidiens à 500 000 personnes). Le tabagisme est à l’origine de 73 000 décès en France. C'est la première cause de mortalité évitable. Si besoin vous pouvez appeler Tabac info service au 39 89.