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Dossier : Coronavirus Covid-19

Deuxième vague de Covid-19 : "on est parti pour des mois à essayer de contenir" le virus

Le professeur Christian Rabaud, infectiologue au CHRU de Nancy, et président de la commission médicale d'établissement, était l'invité de France Bleu Sud Lorraine ce jeudi 15 octobre. Selon lui, l'exécutif a eu raison de renforcer les règles sanitaires face à la montée du nombre de cas de Covid 19.

Devant le bâtiment Philippe Canton qui accueille entre autre le service des maladies infectieuses au CHRU de Nancy Brabois hôpital
Devant le bâtiment Philippe Canton qui accueille entre autre le service des maladies infectieuses au CHRU de Nancy Brabois hôpital © Radio France - Nathalie Broutin

Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles règles sanitaires et la mise en place d'un couvre-feu dans neuf grandes agglomérations dont Paris, le professeur Christian Rabaud, président de la commission médicale d'établissement du CHRU de Nancy était l'invité de France Bleu Sud Lorraine ce jeudi 15 octobre. Il répond aux questions de Mathieu Barbier.

Le professeur Christian Rabaud était l'invité de France Bleu Sud Lorraine ce jeudi 15 octobre

Mathieu Barbier : les mesures de couvre-feu prises ce mercredi soir sont-elles adaptées pour contrer le virus ?

Christian Rabaud : "Oui, il fallait faire quelque chose de plus ou s'assurer que ce qui était en place soit mieux respecté. La mesure prise sur ce couvre-feu, avec toute la symbolique que ça peut avoir et dont on comprend le côté traumatisant, est à cet instant précis une bonne décision pour avancer."

"Il y a aussi une demande de limiter les réunions familiales ou amicales à six personnes. Freiner notre vie sociale est indispensable ?"

"La fin de la vie sociale est une conséquence. Il faut qu'on limite au maximum les moments qu'on offre au virus pour passer d'un individu à l'autre. Les rassemblements sont un lieu où l'on peut se transmettre le virus. Ces moments particuliers doivent être combattus pour permettre d'avoir une multiplication des cas un peu inférieure à ce qu'on voit aujourd'hui, supportable pour notre système de santé, notre société."

"Jusqu'à l'été prochain, on ne va faire que ça : déconfiner puis reconfiner ?"

"Ces mesures sont faites pour limiter la circulation du virus, ça ne le supprime pas. Même avec le confinement total, le R0 n'est jamais passé à 0. Il est descendu en dessous de 1 mais le virus a toujours circulé. Le virus va continuer à circuler, le tout, c'est que ce soit à un niveau faible pour que le nombre de cas graves à prendre en charge soit limité et réparti dans le temps. Plus ces mesures marchent, plus le temps de circulation du virus va être important, jusqu'à une solution plus définitive qui sera le vaccin. On est parti pour des mois à faire face et essayer de contenir cette transmission du virus."

Le retour du couvre-feu ?

"On observe que le taux d'incidence augmente dans le Grand Est. Effectivement, si on n'arrive pas à casser cette courbe, on va se retrouver dans la même situation que de grosses métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille. Avec une nécessité de renforcer les mesures en cours. Si le R0 est inférieur à 1,2 dans le Grand Est, on passe un mois de novembre compliqué. S'il remonte à 1,3, les choses montent un peu plus vite, le temps de doublement des cas est plus court et dès le mois de novembre, on commence à être dans une situation de tension. Tout en sachant que le Grand Est, actuellement la région de France la moins touchée, peut être sollicité pour prendre en charge des patients d'autres régions en saturation."

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