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Diagnostic retardé, traitement décalé : les conséquences du Covid sur les malades du cancer en Indre-et-Loire

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Par , France Bleu Touraine

On pouvait le craindre, la crise sanitaire du coronavirus a eu des conséquences sur la santé générale des Français. Elle a notamment pesé sur les malades du cancer. Les retards de diagnostics ont été conséquents. Une situation que l'on retrouve aussi en Touraine.

Les retards dans les diagnostics de cancer sont considérables, ils sont notamment liés à la peur d'aller consulter pendant le confinement
Les retards dans les diagnostics de cancer sont considérables, ils sont notamment liés à la peur d'aller consulter pendant le confinement © Maxppp - CORTIER CLAUDE / MAXPPP

Alors que la France rentre dans une deuxième phase de l'épidémie de coronavirus, on commence seulement à s'apercevoir des conséquences du confinement sur la santé des Français. Et il s'avère que la crise sanitaire a notamment pesé sur les malades du cancer.   

Il y a déjà tout ce qui s'est passé pendant le confinement, ou plutôt ce qui ne s'est pas passé. Si certaines chimiothérapies, les plus lourdes, ont été maintenues, d'autres traitements considérés comme plus secondaires, traitements d'anticorps notamment, ont été décalés au déconfinement

D'importants retards de diagnostics

Décalés aussi de plusieurs mois, les diagnostics de cancers. Là les retards ont été considérables, étant donné d'une part, la fermeture des cabinets de radiologie, et d'autre part, la peur d'aller consulter. Cela a été le principal problème du confinement, assure la Ligue contre le cancer en Indre et Loire. Le principal problème aussi lors du déconfinement. Puisqu'il a fallu rattraper tous les rendez-vous annulés et que cela a créé de grosses listes d'attente chez les professionnels. 

La Ligue contre le Cancer évoque également des malades qui se sont sentis isolés, abandonnés pendant le confinement. Ils lui ont fait part d'une rupture des liens avec leur équipe soignante, que ce soit avec leur généraliste ou leur aide à domicile. L'association a elle maintenu un soutien psychologique par téléphone avec certains, pour notamment des conseils sur les effets secondaires des traitements.

Une peur d'aller consulter

Le docteur Sandrine Waynberger est chirurgienne gynécologue au CMCT de Saint-Cyr-sur-Loire, le Centre Médico Chirurgical de Touraine. Elle est plus particulièrement spécialisée dans les cancers du sein, et elle a constaté une recrudescence de ce type de cancers depuis le déconfinement. Elle l'attribue à la peur d'aller consulter. "Ce sont souvent des patientes qui ont eu peur. Il y avait quand même _un climat de peur qui a vraiment empêché les patientes d'aller consulter_. Alors que les mammographies, les échographies ont continué à être faites pour les patientes qui avaient notamment des antécédents de cancer du sein, que les cabinets de radiologie prenaient en charge les patientes qui sentaient des choses, elles appelaient pas en fait, et c'est ça le problème". 

La crainte d'une deuxième vague

La situation est en train de revenir à la normale selon elle, "le flux est beaucoup plus classique actuellement". Le docteur Waynberger se dit quand même inquiète de la seconde phase de l'épidémie que l'on vit en ce moment. Elle craint qu'à nouveau, les patientes aient peur d'aller consulter et que cela crée encore des retards dans les diagnostics. Par ailleurs, impossible de dire si ces retards vont avoir un impact négatif sur l'évolution de la maladie, il faudrait des études plus poussées, dit-elle. Pour autant, elle pense que lissé sur l'année, le nombre de cancers devrait être équivalent à celui de l'an dernier.

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