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Santé – Sciences

Dieppe : comment la méningite à méningocoque B:14 a fait 20 morts entre 2003 et 2013

vendredi 8 juin 2018 à 18:40 Par Christine Wurtz, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

C'est une épidémie qui a longtemps inquiété la région dieppoise. La méningite à méningocoque B:14 a fait 20 morts entre 2003 et 2013. On en sait plus aujourd'hui sur le mécanisme responsable de l'extrême virulence de la maladie.

Le CHU de Rouen et l'Institut Pasteur à Paris ont travaillé ensemble sur cette étude
Le CHU de Rouen et l'Institut Pasteur à Paris ont travaillé ensemble sur cette étude © Radio France - Christine Wurtz

Le premier cas de méningite a méningocoque B:14 apparaît en 1989 dans le bassin dieppois, mais ce n'est qu'en 2003 que se déclare l'épidémie. A l'époque, les autorités sanitaires sont démunies et la population très inquiète. 165 cas sont recensés jusqu'en 2013, dont 20 décès, avec un pic entre 2003 et 2006.

C'est cette année là que démarre une vaste campagne de vaccination des enfants. 145 000 doses de vaccins sont délivrées dans la région de Dieppe. Aujourd'hui la maladie reste sous surveillance, mais l'épidémie est éradiquée.

Depuis 2008, les équipes du CHU de Rouen et de l'Institut Pasteur à Paris cherchent à comprendre pourquoi la souche B:14, présente comme d'autres méningocoques de façon parfaitement saine dans la gorge d'une partie de la population générale, a pu se transformer en une bactérie si virulente. 

Docteur Jekyll et Mister Hyde

Les méthodes les plus récentes d'analyse et la participation de 3522 volontaires a une étude de portage ont permis d'identifier un mécanisme permettant à cette bactérie de se nourrir du fer présent dans l'organisme, passant ainsi de _"Docteur Jekyll à Mister Hyde"_explique le Professeur François Caron, le chef du service infectiologie du CHU de Rouen, qui a travaillé sur cette étude. 

Mais pourquoi Dieppe ? Le mystère reste entier. Aucun facteur humain ou environnemental particulier n'a été identifié à ce jour comme ayant pu favoriser le "phénomène dieppois".

Le Professeur François Caron a travaillé sur cette étude