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Santé - Sciences

Dijon : des patients sur des lits de camp au centre hospitalier de la Chartreuse

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

À la Chartreuse, hôpital psychiatrique de Dijon, certains patients dorment parfois sur des lits de camps faute de vrais lits disponibles. Depuis deux ans, trois unités d'une vingtaine de lits ont été fermé.

Le CHS la Chartreuse où est internée d'office la jeune femme à Dijon
Le CHS la Chartreuse où est internée d'office la jeune femme à Dijon © Radio France - Thomas Nougaillon

Dijon

Cela fait des années que les syndicats tirent sur la sonnette d'alarme. Des années aussi que la direction promet qu'il s'agit d'une phase de transition en attendant une réorganisation des soins. Peu importe pour les patients et leur famille : les faits sont là, certains malades dorment sur des "lits d'appoint" reconnaît la direction, parfois aussi dans les bureaux des médecins rajoute la CGT de la Chartreuse.

62 lits en moins à cause de plusieurs fermetures d'unité d'hospitalisation

Tout a commencé avec des fermetures estivales, se souvient Sylvie Gavazzi, infirmière CGT. "Au début on a fermé les unités en juillet ou en août et finalement elles n'ont jamais été réouvertes. Aujourd'hui quasiment trois unités ont disparu et avec elles, 62 lits d'hospitalisation consenties ou non." Résultat, on a rajouté des lits dans certaines unités où des chambres individuelles sont devenues des chambres doubles et certains patients dorment sur des lits de camps pliables. Pire encore, parfois les lits sont installés dans les salles de consultation des médecins. "Un cadre a même été envoyé pour acheter en urgence des lits pliables à Conforama et les a monté lui-même, avec le manuel."

Deux morceaux de pains par repas et pas plus

Mais dorénavant cela va encore plus loin explique l'infirmière : "depuis quelques temps, on nous demande carrément de faire des économies sur le pain ! On nous a clairement demandé de donner deux morceaux de pain par personne et par repas et pas plus. On n'a plus le droit de mettre de lait dans les cafés non plus." Littéralement des économies de bouts de chandelle, s'agace Sylvie Gavazzi qui craint de de prendre la panière dans la tête un jour ou l'autre.

Des lits d'appoint "lors des pics d'affluence"

Au premier étage du bâtiment administratif, Bruno Madelpuech botte en touche. Le directeur de la Chartreuse confirme : "L'unité médicale d'accueil et d'orientation (Umao) de l'hôpital est dotée de cinq lits réservés aux demandes d'hospitalisation imprévues. Mais l'affluence est très aléatoire. En cas de pics d'activité, nous préférons proposer un lit d'appoint plutôt qu'un transfert vers un autre établissement", explique le gestionnaire. Sans évaluer la fréquence de ces cas, Bruno Madelpuech les explique.

"Nous sommes en train de prendre le virage de l'ambulatoire". Les pathologies psychiatriques ne se traitent plus de la même façon, et le directeur expose les projets de la Chartreuse : "Nous allons augmenter la capacité de l'Umao à huit lits, nous sommes en train de mettre en place des unités mobiles qui iront désormais à la rencontre des patients chez eux pour assurer un suivi et nous prévoyons la création de résidences d'accueil de jour à Longvic et Saint-Apollinaire.

"Dans tous les cas, insiste le directeur, les patients accueillis lors de ces pics d'affluence, sont examinés et traités exactement aussi bien que les autres. Les équipes chez nous sont très humaines."

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