Santé – Sciences

A Dijon, une opération de dépistage pour préserver votre vue

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne mercredi 29 juin 2016 à 19:30

La DMLA affecte plus d'un million de personnes en France
La DMLA affecte plus d'un million de personnes en France © Radio France - Jacky Page

"Ne laissez pas les maladies de la macula vous priver de vos yeux". C'est le slogan des premières journées nationales de la macula. Depuis le 27 juin 2016 et jusqu'au 1er juillet inclus, vous pouvez participer au dépistage organisé à Dijon.

La macula, c'est une zone de la rétine qui permet d'assurer la vision des détails fins. Ses pathologies les plus redoutables sont la DMLA, dégénérescence maculaire liée à l'âge, première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans, et la maculopathie diabétique, principale cause des troubles de la vue chez près de 30% des personnes atteintes de diabète. Plus d’un million de personnes en France souffrent d'une altération de la macula.

Des troubles qui se manifestent de manière caractéristique, comme le rappelle le professeur Catherine Creuzot-Garcher, chef du service d'ophtalmologie au CHU de Dijon : « souvent un signe très précoce et fréquemment rapporté par les patients, c’est ce qu’on appelle les métamorphosies, une déformation des lignes droites. Le patient va s’en rendre compte en lisant son journal par exemple. Quelqu’un qui veut vérifier l’état de sa vision centrale doit regarder des lignes droites, ça peut être le carrelage de la cuisine ou de la salle de bains, en fermant un œil puis l’autre ».

Outre la déformation des lignes droites, une pathologie de la macula peut se traduire par une baisse de l’acuité visuelle, une tache noire qui apparaît au centre du champ de vision, ou bien une perte de contrastes. Le diagnostic est confirmé par un examen du fond de l’œil.

Un traitement par injections intraoculaires

Odette, 89 ans, est venue au CHU pour une séance de soins. Il y a deux ans, on lui a diagnostiqué une DMLA dite « humide ». Une forme qui peut se soigner à l’aide d’injections dans le globe oculaire, à raison de 7 injections par an. Ce qui a permis de stabiliser sa vision. Si cette patiente avait été atteinte de la version dite « sèche » de la DMLA, la situation aurait été différente car il n’existe pas encore de traitement.

Des essais cliniques seraient sur la bonne voie. Pour bénéficier d'un dépistage gratuit jusqu'au 1er juillet, il faut s'inscrire en appelant au CHU le 03.80.29.37.56, ou le 03.80.30.15.15 au cabinet d'ophtalmologie du Centre Dauphine à Dijon.