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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : 20 départements sous "surveillance renforcée"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu, France Bleu Pays d'Auvergne

Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont fait le point sur la situation sanitaire, préoccupante dans 20 départements placés en "surveillance renforcée". Des mesures de restrictions supplémentaires pourraient être mises en œuvre à partir du 6 mars.

Conférence de presse sur la situation sanitaire Covid-19 en présence du Premier ministre Jean Castex et du ministre de la Santé Olivier Véran, le 25 février 2021.
Conférence de presse sur la situation sanitaire Covid-19 en présence du Premier ministre Jean Castex et du ministre de la Santé Olivier Véran, le 25 février 2021. © AFP - STEPHANE DE SAKUTIN / POOL

Le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Santé Olivier Véran ont fait le point sur la situation sanitaire ce jeudi. Les régions Hauts-de-France, Ile-de-France, Grand-Est et Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) suscitent de vives inquiétudes. 20 départements du Nord, de l'Ile-de-France, de l'Est et du Sud-Est sont placés en "surveillance renforcée". Des confinements territoriaux les samedis et dimanches, à l'image de ce qui a déjà été décidé dans les Alpes-Maritimes et à Dunkerque, pourraient notamment être mis en place à partir du 6 mars. 

L'essentiel

Le variant anglais représente "à peu près la moitié" des cas positifs

"La situation sanitaire de notre pays s’est dégradée au cours des derniers jours" a confirmé le Premier ministre en préambule. "Nous avons compté hier plus de 30.000 cas positifs, un chiffre que nous n’avions plus atteint depuis novembre dernier. Après plusieurs mois marqués par un plateau se situant entre 15.000 et 20.000 cas par jour, le virus gagne de nouveau du terrain depuis une semaine."

"Le virus progresse en France, comme presque partout en Europe. (...) Dans tous ces pays l'explication la plus évidente tient à l’apparition de cette nouvelle forme du virus, ce que l’on appelle les souches variantes, dont nous mesurons la progression jour après jour. La plus répandue dans notre pays est de loin celle dite du variant anglais qui concerne désormais à peu près la moitié des personnes atteintes du Covid-19 en France", a poursuivi Jean Castex.

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Le gouvernement a décidé de se "donner tous les moyens d’éviter un nouveau confinement", a-t-il rappelé. "Cette décision s’est avérée la bonne : elle nous a permis de gagner du temps. Or ce temps est précieux, car chaque jour, nous avons un peu plus de personnes vaccinées", a estimé le Premier ministre. "Le confinement est ainsi un levier auquel nous devons recourir, quand on ne peut pas faire autrement. (...) Il faut tout faire pour le retarder. (...) Ce choix de ne pas confiner à une contrepartie : être très réactifs aux premiers signes de reprise épidémique."

Le confinement le week-end "est une mesure intermédiaire, dont nous espérons qu’elle permettra d’infléchir la tendance observée. C’est une mesure ciblée sur certains territoires, où l’épidémie s’emballe, ce qui me semble la bonne méthode pour pouvoir agir vite et fort, là où c’est nécessaire, sans impacter des territoires où l’épidémie recule ou circule moins fortement."

20 départements sous "surveillance renforcée"

20 départements du Nord, de l'Ile-de-France, de l'Est et du Sud-Est sont placés sous "surveillance renforcée". Il s'agit de "toute l’Ile-de-France, une grande partie des Hauts-de- France [Nord, l'Oise, le Pas-de-Calais, la Somme,] et de Provence-Alpes-Côte-d’Azur [Bouches-du-Rhône], mais aussi les départements du Rhône et de la Drôme, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, et enfin l’Eure-et-Loir."

"La situation épidémiologique et hospitalière dans d’autres agglomérations ou départements suscite une vigilance maximale car ces territoires cumulent des indicateurs défavorables", a expliqué le Premier ministre. À savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100.000 habitants, une part de variant "supérieur à 50%", une pression hospitalière "proche du seuil critique" et "une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement".

"J’ai demandé aux préfets des départements concernés d’engager des concertations avec les élus en vue (...) d’envisager, dans tout ou partie de ces territoires, des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque", a ajouté Jean Castex. Ces deux agglomérations sont désormais reconfinés le week-end pour contrer la flambée de Covid-19.

"Nous ferons un point la semaine prochaine et nous déciderons alors : si la situation continue de se dégrader, nous prendrons des mesures renforcées qui entreront en vigueur à compter du week-end du 6 mars."

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La vaccination pour les plus de 65 ans ouverte à partir de début avril

Le Premier ministre a également fait le point sur la campagne de vaccination qui "se poursuit et s’amplifie. À la fin de ce mois de février, plus de 4 millions de vaccins auront été administrés à plus de 3 millions de personnes."

"Nous vaccinons beaucoup, et surtout, je veux insister auprès de vous, nous vaccinons les bonnes personnes" a assuré Jean Castex. "Si certains pays qui nous entourent ont, à ce jour, davantage vacciné que nous, la France est en tête pour la vaccination des personnes les plus exposées aux formes graves du Covid-19."

"À la mi-mai, la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vu proposer une première injection" contre le Covid-19 selon Jean Castex. "Près de 80 % des résidents d’EHPAD ont été vaccinés. Plus du quart des personnes de plus de 75 ans a été vacciné", a rapporté le chef du gouvernement, pour qui les chiffres démontrent que "les effets de la campagne de vaccination commencent à se faire sentir sur nos concitoyens les plus âgés".

La vaccination pour les plus de 65 ans sera ouverte à partir de début avril, a annoncé le Premier ministre. "D’ici fin mars, les deux tiers des personnes de plus de 75 ans seront vaccinées et nous ouvrirons début avril la vaccination aux plus de 65 ans".

Depuis ce 25 février, les médecins de ville peuvent vacciner avec l'un des trois produits autorisés en France, celui d'AstraZeneca, pour les 50-64 ans atteints de comorbidités. "Aujourd'hui, 35.000 Français ont été vaccinés par du vaccin AstraZeneca", s'est félicité pour sa part le ministre de la Santé Olivier Véran. "C'est entre 3 et 4 fois plus que le rythme habituel de vaccination du fait de l'ouverture pour ce public."

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Avancées sur les traitements

Le ministre de la Santé Olivier Véran a en outre fait le point sur les "traitements innovants" qui pourraient éviter l'apparition de formes graves du Covid-19. Il a cité notamment l'Interferon, en cours d'études cliniques en France, qui est "une manière pour l'organisme de réagir face à des infections". "Nous saurons dans quelques semaines si ce traitement est efficace", a assuré le ministre de la Santé.

"La deuxième nouveauté thérapeutique est ce qu'on appelle des anticorps monoclonaux. (...) L'Agence nationale de sécurité du médicament a accordé ce qu'on appelle une autorisation temporaire d'utilisation des anticorps monoclonaux. (...) Il ne s'agit pas à proprement parler d'études cliniques, on est déjà dans une pratique thérapeutique, évidemment encadrée."

"Quelque 83 centres hospitaliers ont déjà reçu des milliers de traitements [par anticorps monoclonaux], qui pourront commencer à être administrés avec prudence (...) pour des patients de 80 ans et plus et qui ont des troubles de l'immunité."

Coronavirus. Les chiffres clés de l'épidémie en France au 25 février 2021
Coronavirus. Les chiffres clés de l'épidémie en France au 25 février 2021 © Visactu
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