Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Coronavirus : Dominique Bussereau propose un confinement à la carte, département par département

- Mis à jour le -
Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

"Rebloquer toute la France trois semaines ou un mois serait tragique" selon Dominique Bussereau, président de la Charente-Maritime. Invité ce mardi sur France Bleu La Rochelle, le président des départements de France propose un confinement local, au cas par cas.

Dominique Bussereau demande à ce que le confinement se fasse plutôt par département.
Dominique Bussereau demande à ce que le confinement se fasse plutôt par département. © Maxppp - Vincent Isore

"Je pense qu'un troisième confinement national, long, entraînerait une grande lassitude chez nos concitoyens." Dominique Bussereau, le président du conseil départemental de Charente-Maritime s'est exprimé ce mardi matin sur France Bleu La Rochelle. Il pense, dit-il, à "tous ceux dont les activités économiques pourraient être remises en cause, les étudiants dont la situation est d'une très grande fragilité aussi".

Le président des départements de France a rencontré Jean Castex, le Premier ministre, samedi dernier. Et il lui a donné son avis sur cette question d'un possible reconfinement : "Je pense que comme les choses sont différentes selon les départements. En Charente-Maritime hier soir le taux d'incidence était de 130; le double pour nos voisins des Deux-Sèvres. On peut avoir des mesures département par département comme ce fut le cas pour le couvre-feu, au départ."

Une décision qui appartient au chef de l'Etat et au gouvernement

"Je pense que les autorités préfectorales, les délégations départementales des agences régionales de santé, les élus locaux dans chaque département et chez nous en Charente-Maritime, serions capables de prendre les mesures adaptées. Maintenant, c'est au chef de l'Etat et au gouvernement de prendre leurs responsabilités", rappelle l'élu, alors qu'un nouveau conseil de défense est prévu ce mercredi.

Pour Dominique Bussereau, rebloquer la France trois semaines ou un mois, serait tragique. Et quant à savoir si les départements les plus touchés accepteraient des mesures plus dures que chez nous par exemple ? Pas de doute pour Dominique Bussereau : "Le président de la région Grand Est, par exemple, a lui-même demandé un confinement pour sa région de trois semaines ou un mois. Les élus ne font pas de démagogie. On n'est pas là pour essayer de  faire plaisir d'abord avant d'éviter la pandémie. On est tous ensemble, solidaires : Etat, collectivités locales, corps médical, bien évidemment.”

Le président des départements de France n'appelle pas à la désobéissance des élus : "Naturellement, tous les élus locaux, républicains par nature, appliqueront ce qui sera décidé" poursuit-il. "Mais je pense que des mesures territorialisées dans un pays très grand comme la France, où les conditions météo sont très différentes selon les zones, pourraient être quelque chose de raisonnable et compris par nos concitoyens."

Accélération de la vaccination

Le président de l'Assemblée des départements de France a également estimé que la vaccination permettra "de sortir de ce long tunnel, ce trop long tunnel", et a appelé à son accélération : "Ce qu'il faut, bien sûr, c'est qu'on accélère la vaccination."

Prenant l'exemple de la Charente-Maritime, il fait le décompte : 1000 personnes vaccinées la semaine dernière. "Nous avons encore 7.000 doses. Peut être 3.000 la semaine prochaine. Mais ça va très lentement, avec des choix parfois compliqués entre des personnes de plus de 75 ans ou des professionnels de santé, parallèlement à la vaccination dans les Ehpad."

Dominique Bussereau a également lancé une pique à certains experts, et notamment au président du Conseil scientifique qui annonce ce mardi que le confinement n'est plus urgent : "Ce que je souhaite aussi, c'est que tous ceux qui leur donnent des conseils, comme le professeur Delfraissy, les donnent au gouvernement et pas publiquement, parce que nos concitoyens sont agacés par ces conseils permanents, ou par ces plateaux des chaînes d'info dans laquelle dès que vous invitez un spécialiste des questions de santé, il y en a un autre qui arrive après pour dire exactement l'inverse."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess