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Don d'organe : qui ne dit mot consent

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard
Belfort, France

L'Agence de biomédecine lance ce vendredi une campagne nationale d'information sur les nouvelles règles en matière de don d'organe. Principale nouveauté, à partir du 1ᵉʳ janvier 2017, chaque Français pourra exprimer son refus de donner ses organes directement sur un site Internet dédié.

La nouvelle campagne d'information sur les évolutions du don d'organe
La nouvelle campagne d'information sur les évolutions du don d'organe © Radio France - Agence de la biomédecine

En 2015, 21.000 malades étaient sur liste d'attente dans l'espoir d'une greffe. Face aux besoins et pour faciliter les dons d'organes, la loi Santé a réaffirmé le principe du consentement présumé.

Chaque Français est considéré comme un donneur sauf s'il a exprimé son refus auprès de ses proches ou en s'inscrivant sur le registre des refus. Au 1ᵉʳ janvier 2017, il sera également possible d'exprimer son opposition en ligne sur le site www.registrenationaldesrefus.fr.

"Les gens ne savent pas que le seul moyen d'être opposé au prélèvement c'est de s'inscrire sur le registre national des refus, sous format papier et à partir de 2017, de manière informatique. Les proches peuvent aussi témoigner de l'opposition du défunt et dans tous les autres cas, s'ils n'ont pas dit leur refus de leur vivant, ils sont présumés consentants" explique Nadia Géhant, infirmière coordinatrice des prélèvements d'organes et de tissus au centre hospitalier de Belfort-Montbéliard.

La loi va dans le bon sens. Nous sommes tous présumés consentants, nous sommes tous concernés, tous donneurs.

Que dit la loi ?

Depuis la loi Caillavet de 1976, chaque Français est considéré comme un donneur présumé mais il peut exprimer son refus par écrit, oralement ou en s'inscrivant sur un registre national. La loi Santé votée en avril 2015 simplifie ces modalités de refus. Ainsi dès le 1ᵉʳ janvier 2017, une inscription en ligne sur le site www.registrenationaldesrefus.fr suffira.

Avant tout prélèvement, les équipes médicales doivent systématiquement consulter le registre. Si vous n'avez pas fait savoir de votre vivant votre refus de don d'organe, vous êtes supposé consentir au prélèvement de vos organes.

Le cri du cœur d'un greffé

Claude Schwebel est un salarié d'Alstom aujourd'hui à la retraite. Ce Belfortain avait des reins atrophiés de naissance. Après trois mois de dialyse, un donneur anonyme lui offre un rein. C'était il y a près de trente ans.

"Depuis ça marche, je n'ai jamais loupé un seul jour de travail, c'est une deuxième vie parce qu'avant je ne faisais pas de sport, j'étais mou, fatigué et depuis ma greffe, j'ai passé mon brevet de pilote de montgolfière, je fais du vélo, j'ai fait trois fois le triathlon."

Vous voyez que quand on est greffé, on vit à cent à l'heure!

Pour faire connaître ces nouvelles procédures, l'Agence de biomédecine lance une campagne nationale d'information à partir du vendredi 18 novembre jusqu'au 4 décembre. Des affiches, des spots radios et une vidéo virale à l’attention des 15-25 ans.

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