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Santé – Sciences

Don du sang : Christophe doit la vie à 117 donneurs de Poitiers, Tours, La Rochelle et Angoulême

Père de famille poitevin, Christophe a survécu à une leucémie grâce à 117 donneurs. À l'occasion de la journée mondiale pour le don du sang ce vendredi 14 juin, ce miraculé lance un vibrant appel à la générosité "pour sauver des vies".

Extrait d'Histoire Vraie, film réalisé par Benoît Toulet sur l'histoire de Christophe
Extrait d'Histoire Vraie, film réalisé par Benoît Toulet sur l'histoire de Christophe © Radio France -

Poitiers, France

Le diagnostic est tombé le 10 mai 2012. "C'était le lendemain de l'anniversaire de ma fille, ce qui n'a fait que rajouter à l'horreur de la chose." Christophe apprend ce jour-là être atteint d'une leucémie aiguë. Son pronostic vital est alors engagé, sa moelle osseuse contenant 96% de cellules cancéreuses. 

"Quand ils ont commencé la chimiothérapie à haute dose, les soignants ont dit à ma femme qu'ils tentaient quelque chose mais qu'il fallait quand même préparer l'enterrement"

Hospitalisé durant cinq mois en chambre stérile dans un service d'hématologie, Christophe subit alors une radiothérapie dont les rayons détruisent sans distinction cellules cancéreuses et cellules saines. "Tous les jours, j'étais tellement mal que j'attendais désespérément le moment de la transfusion pour me booster. Une poche c'était 24 heures de plus de gagner." Neuf mois et 117 dons de sang plus tard, le cancer de Christophe entre en rémission.

"Si ces 117 donneurs n'avaient pas eu "le temps" de donner, je serais mort"

S'il le pouvait, Christophe aimerait aujourd'hui faire la bise à chacun de "ces braves gens", ces 117 donneurs qui lui ont sauvé la vie. "J'ai vu des dons qui arrivaient de Tours, du Mans, Poitiers bien entendu, Châtellerault, j'ai vu des poches d'Angoulême ou encore La Rochelle, c'est dément !"

"Quand j'entends aujourd'hui que l'Etablissement français du sang est en manque cruel de dons, ça m'arrache le cœur"

Si depuis qu'il a survécu à une leucémie, Christophe est devenu un ambassadeur de l'Etablissement français du sang (EFS), avant c'était tout autre chose. "J'étais moi-même quelqu'un qui s'en foutait." Les seules prises de sang auxquelles cet ancien militaire avait consenti, c'était sous les ordres à la caserne. De retour dans la vie civile, " j'avais la même excuse que beaucoup de gens, j'avais peur de la piqûre." 

"D'accord, ce n'est pas agréable d'avoir quelque chose dans le bras mais ce quelque chose dans le bras m'a sauvé la vie"

"Si chaque Français donnait une fois par an, les réserves seraient pleines." Guéri, Christophe voue une reconnaissance éternelle à ses mystérieux donneurs anonymes et aux bénévoles de l'Etablissement français du sang. Le quinquagénaire a depuis repris le sport et son métier de commercial, "avec la rage de vivre."

  • Voir la carte des collectes de sang ici