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Santé – Sciences

Dons de tissus : professionnels de santé et sportifs lorrains mobilisés

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le CHU de Nancy et l'Agence de biomédecine lancent une campagne de sensibilisation sur le dons de tissus dans un contexte de pénurie nationale. En 2017, en France, plus de 52 000 personnes ont bénéficié d'une greffe de tissus : cornée, os, vaisseaux sanguins ou épiderme.

L'affiche de la campagne de sensibilisation sur le dons d'organes et de tissus
L'affiche de la campagne de sensibilisation sur le dons d'organes et de tissus - DR

Nancy, France

A quelques jours de la journée nationale de réflexion sur le don d'organes, le CHRU de Nancy et l'agence de la biomédecine lancent une campagne d'information et de sensibilisation sur le don de tissus. La France est dans une situation de pénurie. 

Obligé d'importer des tissus de l'Etranger

En 2018 par exemple, la France a importé de Belgique 80 os, explique le docteur Laurent Durin, de l'agence de biomédecine pour le Grand Est : "Les tissus, ce sont par exemple les cornées qui restent les tissus les plus prélevés en France à l'heure actuelle, mais il y aussi les prélèvements d'os, de coeur pour utiliser les valves cardiaques. On peut prélever aussi des vaisseaux ou de l'épiderme". 

"Tous ces prélèvements sont conservés dans des banques de tissus qui assurent la sécurité sanitaire, qui vérifient la qualité de ces tissus et les distribuent ensuite à des greffeurs pour leurs patients", ajoute Laurent Durin, "on sait qu'aujourd'hui en France, 26 000 patients sont en attente d'une greffe d'organes et pour la plupart, ce sont des reins. En revanche pour les tissus, il n'y a pas de liste d'attente parce qu'on ne connait pas les besoins exacts, c'est seulement lorsqu'une situation aiguë survient que le besoin est exprimé".  

Des besoins de greffes de plus en plus importants

Le professeur François Sirveaux, le chef du Pôle Lorrain de Chirurgie de l'Appareil Locomoteur du CHRU de Nancy, milite pour rendre plus facile les prélèvements, tout en respectant la loi : "Aujourd'hui, si on veut greffer, il faut un donneur, or, nous avons peu de donneurs parce que la plupart des prélèvements tissulaires sont réalisés dans le cadre d'une opération de prélèvement multi-organes chez les patients de morts cérébrales. Dans cette situation, nous essuyons des refus".

A cela s'ajoute le fait que, "pour l'instant nous ne pouvons pas prélever de tissus chez les patients décédés à l'hôpital", selon le professeur Sirveaux. Les médecins insistent donc sur la nécessité de communiquer sur le sujet : "avec l'évolution des technologies et de la sciences, les besoins seront de plus en plus importants."  

"Le plus important c'est d'en parler en famille et entre amis"

Leny, adolescent greffé et sa mère Sarah, ambassadeurs de la campagne d'information - Radio France
Leny, adolescent greffé et sa mère Sarah, ambassadeurs de la campagne d'information © Radio France - Mohand Chibani

Leny, adolescent de 17 ans, brûlé à 86% l'an dernier, a accepté de devenir l'ambassadeur de cette opération de sensibilisation. Il a subi près d'une trentaine de greffe de peau, sans lesquelles il ne serait pas en vie aujourd'hui. "Je savais même pas qu'on pouvait ainsi greffer de la peau sur le corps de quelqu'un" dit il. 

Sa mère Sarah sera à ses côtés : "Je pense que le plus important, c'est d'en parler entre nous, entre amis, en famille parce qu'on ne s'imagine pas être confronté un jour à une telle situation. Moi, on m'a posé la question de savoir ce que moi j'aurais fait dans le cas inverse, si mon fils avait été en mort cérébrale : est-ce que j'aurais accepté de faire don de ses organes et de ses tissus ? J'avoue que je ne me suis jamais posé la question et le fait d'en parler aujourd'hui, c'est moins choquant".  

La campagne de sensibilisation auprès du grand public débutera le 10 mai, lors du derby de foot entre Nancy et Metz. Les joueurs des deux équipes porteront un maillot à l'échauffement. Les joueurs du SLUC en feront autant à la salle des sports de Gentilly.

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