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Santé - Sciences

Dordogne : l'hôpital en crise "c'est la faute du système, pas de ceux qui sont à l'intérieur de l'hôpital"

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Par , France Bleu Périgord

Les syndicats de la Santé appellent à une grève nationale de tous les services des hôpitaux publics ce jeudi 14 novembre. Ils demandent une augmentation des moyens pour tenter de remettre l'hôpital à flot. En Dordogne selon FO, la situation engendre "une fatigue professionnelle."

La grève continue aux urgences de Bergerac et Périgueux
La grève continue aux urgences de Bergerac et Périgueux © Radio France - Harry Sagot

Dordogne, France

Manque de personnels, manque de lits, manque de moyens ... manque de tout finalement. C'est ce qui pousse les syndicats a appeler à la grève de l'ensemble des services hospitaliers en France ce jeudi 14 novembre, alors que le Sénat examine cette semaine le budget alloué à l'hôpital public. En Dordogne, les services d'urgences des hôpitaux Périgueux, Bergerac et Sarlat sont en grève depuis plusieurs semaines. 

"On a besoin de l'hôpital public pour la prise en charge des patients sur tout un territoire. Ce n'est pas parce que l'hôpital public rencontre aujourd'hui des difficultés financières que pour autant, il faut s'en détourner", explique Juliette Bordet, représentante du syndicat FO Santé en Dordogne. "On peut comprendre les angoisses qui sont générées, mais pour autant il faut que les gens prennent conscience que s'il y a, hélas, ce manque de personnels, de moyens dans nos hôpitaux, effectivement et c'est catastrophique, il y a des gens qui restent sur le parking." complète-t-elle.

"C'est la faute du système, ce n'est pas la faute de ceux qui sont à l'intérieur de l'hôpital.

Il y a donc les conséquences pour les patients, mais aussi pour le personnel des hôpitaux. Dans une telle situation, infirmiers et aides soignants en viennent à craindre la faute professionnelle : "Tout le monde peut avoir cette peur, alors qu'est-ce qu'on entend par faute professionnelle ? Alors le fait de dire "J'ai pas le temps de m'occuper de quelqu'un parce que je suis submergé par la prise en charge", oui, à un moment donné il peut y avoir des choses qu'on ne peut pas faire." Et de compléter : "C'est la faute du système, ce n'est pas la faute de ceux qui sont à l'intérieur de l'hôpital. _Les professionnels de santé sont victimes eux-mêmes de ce système_, ils le subissent de plein fouet. Ils sont aussi quelque part en souffrance, en difficulté pour prendre en charge ceux qui arrivent à l'hôpital."

Des personnels déprimés et usés

Après des semaines de grève dans les services des urgences, "il y a une fatigue professionnelle, on se demande ce qu'on peut faire de plus pour que les choses changent." Pour Juliette Bordet, la prime mensuelle de 100 euros versée depuis le mois de juillet ou encore la mise en place rapide d'un pacte de refondation des urgences par le gouvernement ne suffisent pas, "ce sont des saupoudrages ! Pour les personnels, c'est déprimant et usant." 

D'autant que Juliette Bordet le souligne : "C'est un problème financier, l'avenir de l'hôpital dépend essentiellement d'un changement économique. _La seule variable d'ajustement aujourd'hui, c'est le personnel_. Si un établissement arrive à équilibrer son budget, c'est tout simplement il arrive à équilibrer la masse salariale. La conséquences directe, qu'on subit, c'est le manque des aides-soignantes, des infirmiers, des personnels administratif et ouvrier ... C'est une logique comptable !" 

Malgré ces difficultés, Juliette Bordet l'assure : elle n'a jamais pensé à quitter l'hôpital public.

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