Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Dordogne : le personnel du service de réanimation de l'hôpital de Périgueux est en grève

-
Par , France Bleu Périgord

Le personnel du service réanimation de l'hôpital de Périgueux est appelé à faire grève ce mardi, un mouvement lancé par la CGT. Manque de personnel, manque de formation, manque de reconnaissance... Le syndicat pointe de nombreuses carences dans un service sous pression depuis plus d'un an.

Entrée de l'hôpital de Périgueux
Entrée de l'hôpital de Périgueux © Radio France - Antoine Balandra

Ils sont sur le pont depuis le début de la crise sanitaire il y a plus d'un an, ils veulent se faire entendre ce mardi : les personnels du service réanimation de l'hôpital de Périgueux sont appelés à faire grève par la CGT, et à se rassembler sur le rond-point à l'entrée de l'établissement. Mais dans un service aussi crucial, les mouvement sociaux suivent forcément des modalités particulières. "Ceux qui sont en repos viennent sur le rond point", explique Marietta Mary, la secrétaire générale de la CGT de l'établissement. "Ensuite, suivant l'effectif, soit ils se portent grévistes et ils sont automatiquement assignés, parce qu'on est là quand même pour la continuité des soins, soit ils peuvent débrayer pendant une heure et ils viennent sur le rond point."

Parmi les principales revendications des grévistes, le recrutement de nouveaux soignants, même en dehors de la crise sanitaire. "On manque de bras", rappelle Marietta May, "en sachant qu'il y a quand même un décret qui norme le personnel : deux infirmières pour cinq patients et une aide-soignante pour quatre patients, donc déjà hors Covid, on n'était pas dans la réglementation, sachant qu'on a quand même 19 lits." Pour faire face à la crise sanitaire, la déprogrammation des actes non-essentiels a permis d'affecter des soignants d'autres services vers la réa, mais sans qu'ils soient pleinement opérationnels. "Ils sont formés sur le tas, même avec de la bonne volonté, ils font ce qu'ils peuvent. En réanimation, on se forme a minima pendant un an ou deux ans, sachant que les techniques changent souvent. Il y a de la formation tout au long de notre vie."

On travaille 60 heures, voire plus, en sachant que la réglementation ne doit pas dépasser 44, mais qu'on en tolère 48

Une autre revendication porte sur les salaires, l'un des principaux freins aux recrutements selon la responsable syndicale : "On est obligé de revenir en heures supplémentaires par manque de personnel, il y a donc épuisement. Cela fait plus d'un an qu'ils luttent tous les jours, ils s'adaptent sans cesse aux variations du nombre de lits, aux lourdes prises en soin à la fois Covid et en soins critiques classiques. Donc, ils reviennent en heures supplémentaires, renforcés par leurs collègues, alors que la fatigue générale est pesante." 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess