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Santé – Sciences

Sarlat : elle dénonce les conditions d'accueil des urgences où son père est mort après cinq heures d'attente

mardi 5 septembre 2017 à 10:35 Par Charles De Quillacq, France Bleu Périgord et France Bleu

Arlette est en colère. Cet été, Michel, son père, est mort après avoir été pris en charge cinq heures après son arrivée à l’hôpital de Sarlat. Elle n'en veut pas aux personnels et n'accuse personne, sinon les élus. Elle plaide pour la mise en place de moyens supplémentaires l'été.

La père d'Arlette était un agriculteur de Saint -Geniès
La père d'Arlette était un agriculteur de Saint -Geniès © Radio France - Charles de Quillacq

Sarlat-la-Canéda, France

Il y a quelques jours Arlette a écrit une lettre ouverte aux élus du département, de la région, et à la ministre de la santé. Elle voulait surtout exprimer sa colère après la mort de son père. Selon Arlette, Michel, son père, aurait attendu cinq heures aux urgences de l’hôpital de Sarlat pour recevoir des soins. Pourtant, son médecin généraliste avait diagnostiqué une hémorragie interne.

"Ce n'est pas la faute du personnel" dit Arlette

Arlette n'accuse personne de négligence. Elle ne veut pas mettre en cause l'hôpital, ni son personnel. : "Ce n'est pas de leur faute, eux ne font que subir le manque de moyens. Il sont pressés comme des citrons... Hélas c'est le quotidien dans beaucoup d’hôpitaux" estime-t-elle.

Elle précise aussi que ce n'est pas forcément ce retard dans la prise en charge qui a coûté la vie à son père :"Mon papa a bien vécu, il avait 88 ans et depuis quelques temps, il était faible. Mais je suis triste de savoir qu'il est parti dans ces conditions". Arlette aurait simplement voulu que son père soit plus rapidement pris en charge, surtout dans une situation de fin de vie.

Un établissement surchargé l'été

C'est aux élus et aux décideurs qu'elle reproche beaucoup de choses. Pour Arlette, l'affluence aux urgences certains jours de l'été peut très bien être anticipée : "pourquoi ne fait-on pas comme dans les stations de ski l'hiver ? On met plus de médecins quand on sait qu'il y aura plus de monde à traiter".

Elle explique ne pas comprendre pourquoi les élus ne votent pas plus de moyens pour éviter les situations comme celle vécue par son père : "On met des millions pour des routes... Je ne vois pas pourquoi on ne met pas la priorité sur la santé. C'est primordial !"

"Notre couverture des urgences correspond à une prédictibilité moyenne de l'afflux." explique la directrice de l'établissement Anne Rousselot-Soulière. Selon elle, il existe donc des périodes, notamment l'été, où l'attente peut être beaucoup plus longue. Deux médecins sont de toute façon toujours présents aux urgences et une infirmière est toujours là pour identifier les priorités explique Anne Rousselot-Soulière.