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Santé – Sciences

Dordogne : un cocker pour aider les malades d'Alzheimer

jeudi 1 novembre 2018 à 18:01 Par Emmanuel Claverie, France Bleu Périgord

C'est un petit rayon de soleil dans le quotidien des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Flora Mannigel et sa chienne Niobé interviennent chaque semaine dans trois maisons de retraite périgourdines. Les facéties de la petite chienne font des miracles auprès des résidents.

Flora Mannigel et Niobé interviennent chaque semaine dans trois EHPAD périgourdins
Flora Mannigel et Niobé interviennent chaque semaine dans trois EHPAD périgourdins © Radio France - Emmanuel Claverie

Mussidan, France

Elle a une bouille de peluche avec ses longs poils roux et ses yeux espiègles. Mais Niobé joue un rôle on ne peut plus sérieux. Cette cocker âgée d'un an est demi est médiatrice. Elle intervient chaque semaine auprès de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer dans trois maisons de retraites, à Mussidan, Beaumont-du-Périgord et Lalinde.

Flora Mannigel et Niobé sa jeune cocker, une complicité au service des malades d'Alzheimer - Radio France
Flora Mannigel et Niobé sa jeune cocker, une complicité au service des malades d'Alzheimer © Radio France - Emmanuel Claverie

Un chien ne juge pas"

Dans la salle du pôle d'activités et de soins adaptés de l'EHPAD de Mussidan, trois résidentes âgés de 83 à 95 ans coiffent avec application la petite chienne allongée sur une table. Le tout sous le regard de sa propriétaire, Flora Mannigel, 31 ans, psychomotricienne. "Niobé me permet d'avoir un ancrage plus facile avec la réalité" explique la jeune femme, arrivée il y a deux ans dans le Périgord. "Je m'en sers pour entrer en contact avec la personne pour ensuite proposer autre chose. Le climat sur l'unité est beaucoup plus calme quand elle est là. Elle crée des situations assez rigolotes, ce qui permet d'apporter un petit peu de joie et de vie dans l'unité. C'est plus facile avec un chien. Un chien ne juge pas, il va donc spontanément vers la personne. Elle va provoquer des réactions qui pour moi sont des supports et des outils pour rebondir et pour faire mon travail".

Aucun dressage particulier

Niobé n'a pas reçu de formation spécifique pour approcher les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Sa simple présence, son attitude, ses mimiques suffisent. "Elle a eu quelques cours à l'école des chiots quand elle était bébé", précise Flora Mannigel, "mais après toute son éducation s'est faite au sein des unités où elle intervient. Les résidents ont vraiment joué le jeu, mes collègues également, et tous ont apporté leur petite pierre pour l'éduquer. Aujourd'hui les règles sont inscrites et cela marche très bien comme çà. 

Les résidents visiblement apprécient. Marguerite, 83 ans, avoue qu'elle aime bien ces moments. "elle nous apporte aussi de l'affection, confie-t-elle, et c'est de l'affection partagée".