Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Doubs : la pénurie de médicaments "s'est accéléré depuis la Covid" estime la Ligue contre le Cancer

-
Par , France Bleu Besançon

C'est un phénomène aggravé par l'épidémie de Covid-19 : de nombreux médicaments utilisés dans le traitement de pathologies lourdes sont difficilement disponibles. La Ligue contre le cancer veut réagir. Elle lance un appel à témoignages.

De plus en plus de patients souffrent d'un manque de médicaments en France
De plus en plus de patients souffrent d'un manque de médicaments en France © Radio France - Philippe Paupert

Les associations de malades tirent la sonnette d'alarme. En France, de plus en plus de médicaments utilisés dans le traitement de maladies lourdes ne sont plus disponibles en pharmacie. Cela concerne les cancers mais aussi la maladie de Parkinson. 

Dominique, jurassien de 52 ans, en témoigne : "Je me compare plus à un drogué qui est en manque" explique-t-il. Les tremblements sont importants : il ne peut plus écrire ou tenir quelque chose dans ses mains. Cela fait trois mois qu'il n'a plus ses médicaments. Il est formel : "cela a aggravé ma maladie, j'ai perdu au moins six mois."

Dominique, jurassien de 52 ans, atteint de la maladie de Parkinson

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

"On a l'impression qu'il n'y a que le Covid en ce moment"

"Les malades sont dans le désarroi le plus total" estime, pour sa part, Valérie Bujanda. La déléguée du comité France Parkinson Jura pousse un coup de gueule : "L'arsenal thérapeutique des malades comprend aussi de la kiné, des orthophonistes. Avec la situation actuelle, ils se retrouvent démunis, avec bien souvent des conséquences lourdes : trouble de la marche, déglutitions..." Pour elle, les malades n'ont plus de solutions. "Les opérations qui représentaient un espoir pour certains patients sont reportées. On a l'impression que les autres maladies sont mises sur le banc de touche." 

Le coup de gueule de Valérie Bujanda, déléguée du comité France Parkinson dans le Jura

Pourquoi ces ruptures de stocks ? Selon elle, la durée minimale des stocks n'est bien souvent que d'un mois, alors qu'elle devrait être de quatre mois. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Plus de 1 000 médicaments "d'intérêt thérapeutique" en rupture

Les chiffres sont édifiants : entre 2013 et 2019, le nombre de médicaments "d'intérêt thérapeutique majeur" a quasiment doublé, passant de 400 à plus de 1 000. D'où l'alerte lancée par la Ligue contre le Cancer : elle recherche des témoignages de malades "confronté à l’indisponibilité d’un médicament utilisé pour soigner leur cancer".Pour témoigner, il faut se rendre sur le site penuries.ligue-cancer.net

Le professeur Jean-François Bosset confirme : si le problème persistait avant la crise du Covid, "elle l'a accéléré." La compétition mondiale autour du domaine de la santé a aussi aggravé ces pénuries. "Les molécules sont pour l'essentiel fabriquées en Chine ou en Inde, et nous ne contrôlons pas la chaîne de productions. De plus, certains médicaments sont passés dans le domaine public et n'intéressent plus les industriels"

Jean-François Bosset, invité de France Bleu Besançon, ce mercredi 21 octobre

La Ligue précise également que si des malades rencontrent une quelconque difficulté d’ordre psychologique liée à l’indisponibilité de votre médicament, ils peuvent contacter le service d’écoute et de soutien psychologique du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, au 0800 940 939.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess