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Dry January : les bretons pas emballés par le concept

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Par , France Bleu Breizh Izel

Passer le mois de janvier sans boire une goutte d'alcool : c'est le défi du "Dry January", venu du Royaume-Uni et lancé pour la première fois par un collectif d'associations en France. Malgré les bienfaits pour la santé, les Brestois ne semblent pas prêts à l'adopter.

Le "Dry January" a du mal à séduire certains bretons (photo d'illustration)
Le "Dry January" a du mal à séduire certains bretons (photo d'illustration) © Maxppp - Frédéric Cirou

Un grand éclat de rire et un regard un peu perplexe. Dans ce bar-tabac sur le port de Brest, certains clients n'ont jamais entendu parler du "Dry January", ou "Défi de janvier", en français. "Ça m'est absolument égal !" lâche Jean, verre de vin blanc à la main. A côté de lui, Gérard qui a commandé une bière pour accompagner son tiercé ne se sent pas plus concerné : "ça ne me parle pas du tout. Je ne pense pas que ce soit compliqué à faire, mais ce n'est pas mon but"

"Trois jours pour commencer"

Le "Défi Brestois" a été créé il y a quelques années dans la ville, pour inciter chacun à ne pas boire d'alcool pendant trois jours, avant d'être abandonné. "Il y avait même des autocollants et des affiches, se souvient Jean-Luc, ça avait pas mal fonctionné. Un mois, c'est peut-être un peu trop, pourquoi ne pas reprendre ces trois jours dans un premier temps !". Il fait pourtant partie des rares accoudés au comptoir à se faire une cure en janvier, "histoire de laisser reposer la carcasse".

"Janvier, c'est 31 jours, c'est trop long", plaisante Marcel derrière son comptoir. Sa clientèle ne s'est pas raréfiée ces derniers jours. "Je ne vois pas l'intérêt d'un mois sans boire, explique-t-il. _Si on décide de ne plus boire du tout ou très peu, c'est à jamais_. Là, avec ce Dry January, ça veut dire qu'on peut prendre une cuite le 1er février ?". Pour Jean-Luc, c'est le timing qui ne va pas : "en janvier, il y a tous les pots de début d'année, des associations... C'est plus compliqué !".

Des bienfaits sur la santé

Ne plus consommer d'alcool du tout pendant un mois est pourtant bénéfique pour la santé : meilleur sommeil, des effets sur le moral et la mémoire, perte de poids, peau plus belle... sans compter les économies réalisées. Le défi, né au Royaume-Uni, pourrait cependant ne pas être adapté à notre mode de consommation en France.

Certains Brestois envisagent donc une limitation plus ponctuelle de leur consommation d'alcool. "J'ai _des amis qui ne boivent jamais le lundi depuis des années_, explique Gérard. Au final, ça leur fait 52 jours sans alcool dans l'année"

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