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Santé – Sciences

Des résidus de glyphosate toujours présents dans des couches pour bébé

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Par , France Bleu

Du glyphosate dans des couches-culottes, du phénoxyéthanol dans certaines lingettes... la dernière enquête de 60 millions de consommateurs, publiée jeudi, passe au crible 155 produits d'hygiène pour bébés. Elle montre qu'encore trop de résidus toxiques se retrouvent en contact avec la peau de bébé.

Un tiers des couches testées contiennent du glyphosate
Un tiers des couches testées contiennent du glyphosate © AFP - CHASSENET

Après avoir analysé en février 2017 la composition de plusieurs couches-culottes, 60 millions de consommateurs publie, jeudi 23 août, une nouvelle étude sur 155 produits d'hygiène destinés aux bébés

Un tiers des couches-culottes testés concernées

Dès février 2017, le magazine révélait la présence dans certaines couches pour bébé de résidus de pesticides, dont le controversé glyphosate, considéré comme "cancérogène probable" par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Sur les douze marques de couches analysées dans cette nouvelle étude, un tiers d'entre elles contiennent encore des traces de résidus de glyphosate. Il s'agit des marques Love & Green, Lotus Baby, Pommette ou Lillydoo. A l'inverse, le magazine plébiscite par exemple les Protection Premium de la marque Joone. Ce sont aussi les plus chères du test, à 40 centimes la couche. 

Trois marques de lingette épinglées

La plupart des fabricants de lingettes ont renoncé à plusieurs ingrédients controversés, dont le phénoxyéthanol. En 2012, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait recommandé que cette substance, "un conservateur qui prévient les proliférations microbiennes", ne soit pas utilisée dans les produits cosmétiques destinés au siège des bébés. Mais trois des 44 produits testés par 60 millions de consommateurs en contiennent toujours, dont un de grande marque : les lingettes ultra-douces au lait de toilette de Mixa Bébé. L'autre défaut de ces lingettes c'est leurs ingrédients irritants et allergisants . A éviter, en raison de "la fréquence élevée d'utilisation" et de leur zone d'application, note le magazine.

Sept soins hydratants sont à proscrire

"Sur 47 soins hydratants sélectionnés, sept sont à proscrire du fait de leur composition" indique 60 millions de consommateurs car ils contiennent soit du phénoxyéthanol, soit "un nombre non négligeable d'allergènes". C'est le cas notamment du lait de toilette très doux de Mixa, et la crème hydratante visage et corps Nivea Baby.  

Attention aux parfums très irritants pour la peau de bébé

Que ce soit les lingettes ou les soins hydratants, 60 millions de consommateurs déplore la présence systématique de parfum. "Tous les laits de toilette incluent du parfum, même ceux bénéficiant d'un label bio", déplore l'étude. Ces molécules parfumantes sont classées dans une liste réglementaire des 26 substances parfumantes allergisantes

Les produits nettoyants rinçables sont à surveiller

Les produits, rinçables à l'eau, contiennent moins de risques. 60 millions de consommateurs, souligne l'effort des fabricants pour limiter les "tensioactifs irritants", capables d'éliminer la saleté et la dissoudre dans l'eau. Il faut cependant être vigilant sur la nature de ces agents lavants, qui peuvent s'avérer irritants pour la peau des bébés. Le magazine recommande d'éviter le sodium lauryl sulfate et l'ammonium lauryl sulfate

Des polluants volatils irritant les poumons 

La marque Mots d'enfants est également épinglée, pour la "présence de composés organiques volatils (ou COV)". Ce polluant peut provoquer "des irritations de la peau, des muqueuses ou du système pulmonaire". Même si les teneurs de substances indésirables restent très faibles, le risque sanitaire "ne peut être écarté", estime 60 millions de consommateurs.

Des étiquettes trop floues pour le consommateur

60 millions de consommateurs pointe aussi un problème d'étiquetage : "Les fabricants ne font toujours pas figurer la composition complète sur les emballages des couches-culottes, regrette le magazine. Cette information figure parfois sur les sites internet des marques. Ce qui est insuffisant."