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Du sport pour soulager les malades de Parkinson et leurs aidants

Par Charlotte Lalanne-Labeyrie et Benjamin Glaise, France Bleu Auxerre mardi 14 novembre 2017 à 6:19

À Auxerre, tous les jeudis, une trentaine de malades de Parkinson et leurs aidants ont rendez-vous au Gymnase Serge Maisonès pour une séance de sport et de détente [Photo d'illustration]
À Auxerre, tous les jeudis, une trentaine de malades de Parkinson et leurs aidants ont rendez-vous au Gymnase Serge Maisonès pour une séance de sport et de détente [Photo d'illustration] © Maxppp -

Chaque semaine, une trentaine de personnes atteintes de Parkinson et leurs aidants ont rendez-vous à Auxerre pour papoter et se défouler grâce au sport. Pendant deux heures, aidants et aidés font bande à part, histoire d'oublier un peu la maladie.

Chaque semaine, une trentaine de personnes atteintes de Parkinson et leurs aidants ont rendez-vous au Gymnase Serge Maisonès d'Auxerre. Au programme : paroles et sport pendant deux heures de 15h30 à 17h30. Objectif : soulager les aidants et les faire souffler un peu. Une initiative mise en place par le Comité Départemental Olympique et Sportif de l'Yonne. Et les séances se déroulent dans la bonne humeur... Aidants et aidés font bande à part. Une salle pour chaque groupe, et du côté des aidants le programme est simple : "du frisbee, un jeu d’adresse, pas de compétition, on est tous nuls" sourit Marinette.

Pour Marinette, ce n'est pas le résultat qui compte mais bien le plaisir. Comme une quinzaine d’aidants, elle vient tous les jeudi avec son mari, atteint de Parkison depuis 10 ans : "Comme chez le kiné, je le laisse tout seul et il se débrouille avec les éducateurs et moi je ne m’en occupe pas. Ils sont de leur côté et nous du nôtre. C’est le moment où on souffle, on se détend, on est bien" avoue-t-elle.

Une bouffée d’oxygène, des rires entre copines et donc du sport, ce qui fait du bien à tout le monde: "Ils sont un peu fatigués et nous on est détendus."

Défouler les aidés, presque comme des grands enfants ? "Exactement, c’est des grands enfants vous savez, puisqu'il faut faire comme les poupons, de la toilette jusqu’au coucher, l’aider au repas, à marcher, et tout, c’est ça le travail de l’aidant." renchérit Marinette.

Dans l'autre salle, celle des aidés, c'est jeu de ballon pour commencer, avec les mêmes sourires et la même bonne humeur pour Solange : "Ici on rigole, on n’est pas seul, on est tous pareil. Là je pars quelques jours sur l’île d'Oléron, mais je pars le vendredi et je reviens le mercredi." Pourquoi ? Pour ne pas rater la prochaine séance bien sûr, Solange n'en a d’ailleurs manqué qu'une en deux ans.

Avec le sport, elle reprend confiance en elle et c'est tout l'enjeu de cette initiative, comme l'explique Pierrick, l'un des deux éducateurs spécialisés : "On essaie d’oublier un peu la maladie. On sait qu’elle est là mais on est là pour s’amuser et oublier un peu tout ça."

Prochaine étape pour le Comité Olympique : développer ces initiatives dans tout le département et les ouvrir à d'autres maladies chroniques.

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