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EHPAD : les visites en chambres interdites, à Béthune les personnes âgées reçoivent dans le jardin

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Par , France Bleu Nord

Les règles deviennent de plus en plus strictes dans les EHPAD, les établissements qui accueillent des personnes âgées. Par crainte de contaminations au coronavirus, les visites dans les chambres sont suspendues dans les établissements des Hauts-de-France. A Béthune, on s'adapte.

Au sein de l'EHPAD Frédéric Degeorge, la vie continue (ici le loto de l'après-midi), même si les visites dans les chambres sont suspendues.
Au sein de l'EHPAD Frédéric Degeorge, la vie continue (ici le loto de l'après-midi), même si les visites dans les chambres sont suspendues. © Radio France - Cécile Bidault

Les mesures se durcissent dans les EHPAD, les établissements pour personnes âgées dépendantes. Avec la situation sanitaire qui s'aggrave, l'Agence régionale de santé (ARS) demande d'interdire les visites dans les chambres des résidents, et les sorties autres que médicales.

Chaque établissement doit donc s'adapter, en urgence. Le SIVOM de Béthunois, syndicat intercommunal qui regroupe 24 communes, a pris des mesures dès le week-end du 12 septembre dans les deux maisons de retraite qu'il gère : Marie Curie à Beuvry, et Frédéric Degeorge à Béthune.

Visites à l'extérieur

Plus personne ne rentre dans les bâtiments. Les visites ne se font plus que dans le jardin ou une salle coupée en deux par du plexiglas, et sur rendez-vous. Plus de contact physique, donc, pour laisser le coronavirus, qui n'a touché aucun résident depuis le début de l'épidémie, à la porte. "On a installé une bulle de sécurité autour de nos EHPAD", explique le président du SIVOM du Béthunois, Pierre-Emmanuel Gibson, "nos résidents ne sont pas confinés, car à l'intérieur, la vie continue normalement. C'est une petite contrainte au regard d'un besoin de reconfiner". 

ECOUTEZ : Pierre-Emmanuel Gibson, président du SIVOM du Béthunois

Une salle séparée en deux par du plexiglas est mise en service ce mardi, pour les visites.
Une salle séparée en deux par du plexiglas est mise en service ce mardi, pour les visites. © Radio France - Cécile Bidault

C'est normal de prendre des précautions

Eliane, 81 ans, comprend cette contrainte : "c'est normal de prendre des précautions, pour ne pas attraper cette maladie". Jacqueline, qui a reçu sa nièce au jardin, regrette que certains soient "imprudents. Il y a des familles qui viennent, ne se protègent pas, se mettent les uns contre les autres. Ça ne va pas !"

La crainte d'un reconfinement

Laurent Biencourt, infirmier coordinateur à Beuvry, constate que les résidents ont "peur de revivre une période comme en mars-avril-mai, avec un vrai confinement. On est sur un fil. Il faut trouver l'équilibre. Les mesures mises en place pour continuer à voir leurs familles vont leur permettre de passer le cap psychologiquement". Si les mesures devaient être encore plus drastiques, une trentaine de tablettes numériques sont à disposition des résidents pour garder le lien à distance.

ECOUTEZ : reportage à l'EHPAD Degeorge à Béthune

Emmanuel Sys, président de la CNDEPAH, invité de France Bleu Nord

Invité de France Bleu Nord ce mardi 15 septembre, Emmanuel Sys, président de la Conférence nationale des directeurs des établissements publics pour personnes âgées et handicapées, confirme que la suspension des visites en chambre "peut être mal vécue par les familles. L'important, c'est qu'elles puissent avoir accès régulièrement à leurs proches. L'objectif est de ne pas renouer avec les traumatismes psychologiques du confinement. Tout en montant le niveau d'exigence en terme de sécurité sanitaire, il va falloir préserver le plus possible la convivialité, la spontanéité. Ça va être difficile".

ECOUTEZ : Emmanuel Sys, président de la Conférence nationale des directeurs des établissements publics pour personnes âgées et handicapées

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