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En attendant une éventuelle 2ème vague de coronavirus, on fait les comptes au CHU de Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Masques, sur-blouses et moyens humains… des parlementaires ont visité le Chu de Nancy ce lundi en essayant de comprendre les besoins de l’hôpital alors que s’ouvre le Ségur de la santé. Il est trop tôt pour savoir s’il y aura une seconde vague selon les médecins. Visite guidée.

Députés et sénteurs ont visité le CHU de Nancy.
Députés et sénteurs ont visité le CHU de Nancy. © Maxppp - Alexandre Marchi

Alors que tout le monde parle du Ségur de la santé, le directeur du CHU de Nancy mène la visite jusqu’aux portes du services de maladies infectieuses où 18 malades étiquetés Covid-19 séjournent ce lundi 25 mai. 

Les élus veulent en savoir un peu plus sur les « tensions » au sujet des masques, des sur-blouses et des médicaments. Côté médicaments et masques, on n’a jamais manqué dans le service assure un médecin de réanimation même si on a eu des sueurs froides à la pharmacie de l’hôpital avec seulement une journée de stock par moment. 

Il est trop tôt pour savoir s’il y aura une seconde vague

En revanche, l’hôpital public fonctionne toujours avec des sur-blouses de fortune. « C’est chaud et pas très confortable quand on doit rester dix minutes avec et faire des toilettes et en changer plus de dix fois par service… » assure-t-on.

Les députés et sénateurs écoutent le bilan des soignants qui étaient au front mais « à 100% dans leur métier » et pour qui « Il est trop tôt pour savoir s’il y aura une seconde vague », il faut attendre dix jours pour pouvoir faire un constat assurent en cœur les professionnels de santé. 

Parking pas saturé

Un CHU qui a vu le nombre d’hospitalisations baisser et dans les services de réanimation, « on a pu prendre des congés ». Le calme, après la tempête, mais chacun sait que la période qui vient va être difficile : il faut rouvrir les services classiques et se préparer à une éventuelle seconde vague

Retour à la normal pas évident 

Un hôpital où le parking n’est pas saturé et les couloirs très clairsemés : « Un certain nombre de patients ne vient pas, des patients qui ont très peur du Covid » assure François Chabot, chef du service pneumologie qui n’a aucun patient covid-19 dans son service et qui assure que l’hôpital est sécurisé. Pourtant ses infirmières programmatrices sont confrontées à des patients qui refusent de revenir pour un diagnostic ou parfois pour des soins. 

Tous les personnels hospitaliers doivent voir leur salaire favorisé, sinon ça ne fonctionnera pas

Le Ségur de la santé ? Si tout le monde – élus et chefs de services - s’accorde à penser qu’une hausse des rémunérations est nécessaire, la députée et aide-soignante Caroline Fiat semble la plus convaincue et à fleur de peau. 

Ecoutez Caroline Fiat, aide-soignante et députée de Meurthe-et-Moselle.

L’élue France Insoumise estime que le CHU de Nancy a fonctionné pendant la crise sanitaire car les vannes financières étaient ouvertes « quoi qu’il en coûte ». Et la députée de Meurthe-et-Moselle de poursuivre : « la France paye mal ses infirmiers et tous les personnels hospitaliers doivent voir leur salaire favorisé, sinon ça ne fonctionnera pas ». Et la députée de Pont-à-Mousson de rappeler que certains infirmiers lorrains préfèrent aller travailler en Belgique ou au Luxembourg. 

Reportage radio au CHU de Nancy Brabois.

Parmi les parlementaires, Caroline Fiat, aide-soignante et députée la France Insoumise.
Parmi les parlementaires, Caroline Fiat, aide-soignante et députée la France Insoumise. © Radio France - Thierry Colin
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