Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

EN CHIFFRES - Coronavirus : L'incroyable logistique qui se cache derrière la crise du covid au CHU de Reims

-
Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Si les personnels soignants n'ont jamais été aussi mobilisés depuis le début de la crise du Covid 19, le CHU de Reims fonctionne aussi grâce à une grosse logistique en coulisses. Comme la gestion des déchets, dont le volume a été multiplié par 4 depuis le 30 mars.

Le pôle logistique comprend notamment la blanchisserie qui emploie 80 agents.
Le pôle logistique comprend notamment la blanchisserie qui emploie 80 agents. - CHU de Reims.

Dans tous les établissements qui accueillent des patients Covid, il a fallu réorganiser les temps de pause, les repas, le nettoyage, sans compter la collecte des déchets. Ce sont ainsi des services entiers du pôle logistique du CHU de Reims qui ont dû se réorganiser depuis le début de la crise du Covid 19. Et certains chiffres ont de quoi donner le tournis. 

Le volume de linge à décontaminer multiplié par... 80 ! 

La blanchisserie du CHU de Reims traite 14 tonnes de linge chaque jour, dont le linge "contaminé" par le Covid 19 qui peut représenter depuis le 30 mars jusqu'à 2 500 kilos par jour. C'est 80 fois plus que le volume à décontaminer en temps normal. Et une filière de traitement spécifique a été mise en place. "Pour prendre aucun risque, on a mis en place des sacs rouges au niveau de l'hôpital et quand le linge arrive à la blanchisserie, le sac est directement mis dans la machine à laver, et il s'ouvre directement dedans", explique Catherine Diallo est la responsable du pôle blanchisserie et restauration du CHU de Reims.

C'est du 7 jours sur 7, presque non stop de 3 h à 18 h 

Les plages horaires de la blanchisserie, qui emploie 80 agents ont été élargies : l'activité débute dès 3 h du matin au lieu de 7 h, et fonctionne 7 jours 7. Et il a fallu renforcer les effectifs. "Il y a eu beaucoup d'heures supplémentaires et les agents d'autres services sont venus aider pour faire un roulement et permettre aux agents de la blanchisserie de prendre du repos parfois", précise Catherine Diallo.  

Le volume des déchets multiplié par 4 

Et l'une des conséquences des hospitalisations Covid depuis plus d'un mois, c'est aussi le volume de déchets qui a été multiplié par 4 au CHU de Reims. "Tous les déchets qui sont concernés par le Covid, même quand il n'y a qu'une suspicion, sont mis en déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI), on ne prend aucun risque, donc on a mis à disposition des fûts supplémentaires", souligne encore Catherine Diallo, également responsable de la cellule hygiène, qualité, sécurité et environnement du Pôle logistique. 

Plusieurs collectes par jour au lieu d'une habituellement 

En temps normal le CHU de Reims fait une collecte par jour de déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI), à l'hôpital, et une par semaine dans les EHPAD. "Aujourd'hui on collecte plusieurs fois par jour, y compris le week-end et les jours fériés, pour éviter le stockage de ces déchets dans l'hôpital : d'habitude les DASRI représentent 1 tonne de déchets par jour et c'est donc 4 tonnes désormais". 

Le service de restauration complètement réorganisé

Ce qui explique aussi la hausse spectaculaire du volume de déchets collectés c'est l'apparition du côté de la restauration de repas servis dans des barquettes à usage unique. En effet, les patients atteints par le Covid 19 ne sont pas servis dans de la vaisselle classique. "Tout est jeté", souligne Catherine Diallo. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess