Santé – Sciences

En Côte-d'Or, 500 habitants de deux villages privés d'eau potable depuis le 13 décembre

Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne et France Bleu mercredi 28 décembre 2016 à 18:42 Mis à jour le jeudi 29 décembre 2016 à 9:17

Le maire de Bussy-le-Grand remet un pack d'eau à un habitant
Le maire de Bussy-le-Grand remet un pack d'eau à un habitant © Radio France - Jacky Page

A Bussy-le-Grand et Grésigny-Sainte-Reine, dans le canton de Montbard, 500 habitants attendent patiemment de pouvoir à nouveau consommer l’eau du robinet. Depuis le 13 décembre, la consigne est de ne plus en boire, car elle est polluée par des bromates.

On toque à la porte de la mairie de Bussy-le-Grand en ce mercredi après-midi. C’est un habitant qui vient chercher un pack de bouteilles d’eau. Depuis le 13 décembre, c’est ainsi en effet qu’il faut s’approvisionner en eau potable. L’alerte a été lancée après des résultats d’analyses de routine. Le syndicat des eaux en fait réaliser tous les deux mois. Car ici, le risque, ce sont les taux de pesticides, souvent élevés.

C’est effectivement ce qui a été constaté le 13 décembre, avec en prime l’apparition d’un problème plus rare : la présence de bromates à un taux au-dessus de la norme autorisée. Les bromates, suspectés de provoquer des cancers, se forment parfois quand des impuretés réagissent au chlore utilisé pour désinfecter l’eau.

De nouvelles analyses attendues ce jeudi

La consigne a donc été donnée à la population de ne pas boire cette eau, de ne même pas s’en servir pour se laver les dents. Mais on peut faire ses lessives et se laver sans souci. Le captage, et les 15 km de réseau ont été purgés et nettoyés, ce qui a eu pour effet de faire baisser les taux de polluants, mais pas encore assez pour un retour à la normale.

De nouvelles analyses ont lieu ce jeudi 29 décembre. Les habitants espèrent pouvoir consommer à nouveau l’eau du robinet à temps pour aborder la nouvelle année. Pour protéger le champ de captage, le maire de Bussy-le-Grand, et président du syndicat des eaux, Michel Boutron, a décidé d’acquérir des terrains sur une quinzaine d’hectares, qui mis hors cultures génératrices de pesticides, enherbées et plantées d’arbres, préserveront la zone et permettront aussi une meilleure filtration de l’eau.