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En Côte-d’Or, les ambulanciers privés font la grève des gardes de nuit

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Par , France Bleu Bourgogne
Côte-d'Or, France

Chaque nuit en Côte-d'Or, huit ambulances privées, avec un équipage de deux personnes et du matériel d'urgence, sont de garde, en renfort du SAMU et des pompiers. Un service mal rémunéré au goût des ambulanciers qui se sont mis en grève.

Christian Manlay et Florent Lorbach, de l'Atsu 21, devant une ambulance. En Côte-d'Or, 8 véhicules de ce type sont de garde chaque nuit.
Christian Manlay et Florent Lorbach, de l'Atsu 21, devant une ambulance. En Côte-d'Or, 8 véhicules de ce type sont de garde chaque nuit. © Radio France - Jacky Page

Les ambulanciers privés qui assurent des gardes de nuit sont en grève depuis ce mardi 2 janvier. Une grève qui n'affecte aucunement les transports sanitaires dans la journée, et reste toute symbolique la nuit puisque les équipages sont réquisitionnés. Réquisitions contre lesquelles une action en référé va être engagée devant le tribunal administratif de Dijon.

La rémunération inchangée depuis 2004

En cause : la façon dont les entreprises sont rémunérées par la Caisse primaire d'assurance maladie. Un tarif national qui n'a pas varié depuis 2004, explique Florent Lorbach cadre au Centre ambulancier de Dijon, et secrétaire de l’Atsu 21, l'association des transporteurs sanitaires d'urgence de la Côte-d'Or : « on nous paie 346 euros par nuit, pour fournir pendant 12 heures un équipage de deux ambulanciers dont un diplômé d’Etat, avec une ambulance équipée SAMU, sachant que l’équipement d’un tel véhicule représente environ 4000 euros de frais, avec entre autres un défibrillateur. En 2004 on n’avait pas d’obligation de matériel comme aujourd’hui ».

Christian, Manlay, président de l'Atsu 21, cite le cas de sa propre société qui effectue les gardes de nuit à Semur-en-Auxois : « je fais 1200 sorties SAMU par an, je perds en moyenne 70.000 euros par an ». Il ajoute « on n’est pas là pour gagner de l’argent sur le travail de nuit, on voudrait juste équilibrer et arrêter de perdre de l’argent ». Un équilibre qui passerait par une rémunération des gardes de nuit portée à 650 euros par véhicule.

Trop de véhicules de garde ?

En cas d'intervention pendant les gardes, une somme supplémentaire est versée à l'ambulancier. Mais le nombre de départs reste faible. Quand on appelle le 15, le régulateur envoie sur place selon les cas une équipe du SAMU, les pompiers ou bien un ambulancier privé, celui-ci se voyant attribuer des interventions au domicile des patients. 

L’Atsu 21 suggère de diminuer le nombre d’ambulances de garde pour mieux rentabiliser les équipages. Actuellement trois véhicules sont de garde à Dijon, deux à Beaune, un à Auxonne, Châtillon-sur-Seine et Semur-en-Auxois. Christian Manlay propose de retirer un équipage à Dijon et Beaune, ce qui permettrait d’augmenter l’activité des ambulances restantes et d’améliorer leurs gains. Par ailleurs, « l’économie faite par le retrait d’une ambulance à Beaune et Dijon serait partagée sur les ambulances de Châtillon, Auxonne et Semur, ce qui permettrait aux trois secteurs ruraux de pouvoir s’équilibrer grâce à ce surplus. » Une réorganisation qui n’aurait aucun coût supplémentaire pour l’assurance maladie. Jusqu'ici, cette proposition n'a pas reçu de réponse favorable.

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