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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : l'Etat investit 35 millions d'euros dans l'usine Recipharm de Monts

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Annoncée pour début mars, la production de flacons de vaccins Moderna dans l'usine Recipharm de Monts en Indre-et-Loire n'a démarré qu'à la mi-avril. Les premiers flacons devraient sortir en mai. 35 millions d'euros sont débloqués par l'Etat pour développer de nouvelles lignes de production.

Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l'Industrie, après une heure passée dans l'usine Recipharm de Monts en Indre-et-Loire qui va produire des seringues pré-remplies et faire du remplissage et du conditionnement de flacons Moderna
Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l'Industrie, après une heure passée dans l'usine Recipharm de Monts en Indre-et-Loire qui va produire des seringues pré-remplies et faire du remplissage et du conditionnement de flacons Moderna © Radio France - R. Dézèque

Agnès Pannier-Runacher, la ministre de l'Industrie, était en Indre-et-Loire ce jeudi pour une journée dédiée à la lutte contre le coronavirus. Elle s'est rendue à l'usine Recipharm de Monts, près de Tours, qui a entamé l'enflaconnage de vaccins Moderna le 12 avril. 

Elle a annoncé une enveloppe de 35 millions d'euros afin que le site montois puisse se développer, "nous avons un projet d'extension, de façon à avoir un nouveau bâtiment et à plus que doubler nos capacités" explique Jean-François Hilaire, le vice-président exécutif de Recipharm, qui précise que deux lignes de production seront lancées d'ici 2023 pour un montant global de 50 millions d'euros. Deux des quatre lignes de production actuelles sont réservées au vaccin Moderna, elles tournent 24h sur 24, sept jours sur sept.

Usine Recipharm de Monts en Indre-et-Loire, sous-traitants de Moderna pour son vaccin contre le coronavirus. Ici un réfrigérateur pour la conservation des vaccins
Usine Recipharm de Monts en Indre-et-Loire, sous-traitants de Moderna pour son vaccin contre le coronavirus. Ici un réfrigérateur pour la conservation des vaccins © Radio France - Romain Dezeque

Recipharm est un groupe suédois qui compte 9.000 salariés dans le monde. Sur le site d'Indre-et-Loire, on compte 260 CDI/CDD, 90 intérimaires. Une centaine de personnes ont été recrutées ces derniers mois pour assurer l'enflaconnage, d'autres embauches sont prévues dans le cadre de cette activité.

La production a commencé à Monts le 12 avril, premières livraisons "début mai"

Recipharm à Monts avait ambitionné pouvoir entamer la production dès début mars. "Le décalage de production est lié à la production du principe actif qui monte progressivement en capacité en Suisse a précisé Agnès Pannier-Runacher, invitée de France Bleu Touraine ce jeudi matin. Cette production n'était pas arrivée à une dimension permettant de livrer Recipharm". Les premiers flacons ont finalement été produits le 12 avril. "On a besoin d'effectuer des tests sur ces lots et lorsqu'ils seront déclarés conformes, ils pourront partir, vraisemblablement début mai" affirme Jean-François Hilaire qui table "sur un plateau d'environ 1 millions de flacons par mois d'ici la fin mai".

La première usine en France à avoir entamé l'enflaconnage de vaccins se trouve en Eure-et-Loir, à Saint-Rémy-sur-Avre, près de Dreux, pour Pfizer-BioNTech. La production à Delpharm a démarré le mercredi 7 avril. Deux jours plus tard, l'usine avait eu droit à la visite du président de la République, Emmanuel Macron. L'usine Delpharm de Chambray-lès-Tours devrait elle aussi produire des seringues pré-remplies, mais pas avant 2022.

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La ministre de l'Industrie s'était déjà exprimée ce jeudi matin en direct sur France Bleu Touraine. Au-delà de la sous-traitance dans la production de vaccins contre le coronavirus, elle a précisé qu'il fallait "reconstruire une industrie pharmaceutique en France". Elle a dénoncé l'action des gouvernements précédents "qui ont fait du médicament une variable d'ajustement des budgets de la Sécurité sociale et la France a progressivement glissé de la première place de production des producteurs pharmaceutiques en Europe à la quatrième ou cinquième place. Nous en payons aujourd'hui les frais."

Agnès Pannier-Runacher à son arrivée sur le site Recipharm de Monts qui va produire du vaccin Moderna
Agnès Pannier-Runacher à son arrivée sur le site Recipharm de Monts qui va produire du vaccin Moderna © Radio France - R. Dézèque

20% des habitants d'Indre-et-Loire vaccinés au moins une fois

Un habitant sur cinq en Indre-et-Loire a reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus. Ramené à la population de plus de 18 ans, plus de 28% sont vaccinés en Touraine.

Récipharm à Monts travaille pour Moderna dans la production de vaccins contre le coronavirus
Récipharm à Monts travaille pour Moderna dans la production de vaccins contre le coronavirus © Radio France - R. Dézèque

Moderna représente à peine 8% des vaccins injectés en France. Les deux lignes de production à Monts en Indre-et-Loire devrait combler en partie ce retard et accélérer la mise à disposition de vaccins espère le gouvernement.

Part de chaque vaccin contre le coronavirus utilisé en France
Part de chaque vaccin contre le coronavirus utilisé en France © Radio France

En Indre-et-Loire, sur 159.069 injections réalisées au 20 avril selon les dernières données fournies par Santé Publique France, seuls 4,5% de vaccins Moderna ont été utilisés, 68% de vaccins Pfizer-BioNTech et 27,5% de vaccins AstraZeneca.

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