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EN IMAGES - Au cœur du CHU Gabriel-Montpied à Clermont-Ferrand

Ce jeudi matin, France Bleu Pays d'Auvergne est était en direct du CHU Gabriel-Montpied à Clermont-Ferrand, l'occasion de mettre en avant l'ensemble des personnels de l'hôpital qui affrontent depuis un an la crise du coronavirus.

e : Gros plan sur tous ceux qui font tourner le CHU Gabriel-Montpied ce matin du France Bleu Pays d'Auvergne.
e : Gros plan sur tous ceux qui font tourner le CHU Gabriel-Montpied ce matin du France Bleu Pays d'Auvergne. © Radio France - Juliette Micheneau

Près d'un an après le début de la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, France Bleu Pays d'Auvergne était en direct du CHU Gabriel-Montpied à Clermont-Ferrand ce jeudi pour mettre en avant les soignants et tous les personnels qui font tourner cet établissement. Le CHU emploie 7.181 personnes, sans compter les internes et étudiants en médecine, dont un peu plus de la moitié sont des soignants. Les autres sont en charge de la restauration, de la logistique ou encore du nettoyage. 

En plus de Gabriel Montpied, le CHU comprend également le site d'Estaing et le site Louise Michel, à Cébazat spécialisé dans la gériatrie pour un total de 1.910 lits et places et 130.000 hospitalisations chaque année. Le CHU enregistre également près de 91.000 passages aux urgences, adultes et enfants chaque année et 4.000 bébés y naissent. 

4.430 repas par jour

Parmi les services essentiels au bon fonctionnement de cette ruche, la restauration fournit entre 4000 et 5000 repas par jour. "Le matin on commence d'abord par nettoyer les chariots qui reviennent des dîners de la veille", explique Fida Lebbos, responsable qualité de la restauration. 

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Le service compte plusieurs cuisines pour des questions de sécurité sanitaire, mais aussi "une cuisine diététique qui prépare spécifiquement des repas enrichis pour des patients dénutris".

Fida Lebbos, responsable qualité du service restauration du CHU de Clermont.
Fida Lebbos, responsable qualité du service restauration du CHU de Clermont. © Radio France - Juliette Micheneau

Fida Lebbos, responsable qualité du service restauration du CHU de Clermont-Ferrand.

L'épidémie de Covid a obligé la restauration à s'adapter : pendant le confinement, "on a eu des ruptures de produits chez des fournisseurs", le service a aussi géré l'afflux de dons pour les personnels de l'hôpital. "Des particuliers, des sociétés, des restaurateurs qui nous ont amené de la nourriture ! Des yaourts, des pommes d'amour, beaucoup de chocolats, de bonbons ! Même des buffets froids, c'était vraiment impressionnant. A la restauration on vérifiait que tout était conforme et on dispatchait pour en faire profiter un maximum de monde."

Le "grand magasin" du CHU

Depuis les cuisines, il n'y a qu'un couloir à traverser pour arriver au centre d'approvisionnement logistique. 

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C'est en quelque sorte le grand "magasin" du CHU clermontois : il approvisionne tous les sites en consommables, des masques au papier toilettes en passant par le papier d'imprimante et gère aussi "l'épicerie" de la cuisine.

Fabien Roussel est responsable du centre d'approvisionnement logistique du CHU de Clermont-Ferrand
Fabien Roussel est responsable du centre d'approvisionnement logistique du CHU de Clermont-Ferrand © Radio France - Juliette Micheneau

"Masques, surblouses, collecteurs d'aiguilles... tous ce que vous voyez dans un service comme la réanimation vient d'un magasin comme le nôtre", raconte Fabien Roussel, responsable du centre d'approvisionnement logistique du CHU. 

Fabien Roussel, responsable du centre d'approvisionnement logistique du CHU de Clermont-Ferrand

Lors de la première vague de l'épidémie, le service a joué un rôle central dans la distribution des stocks de masques envoyés par l'Etat. "Nous avons géré la distribution des protections individuelles pour tous les établissements sanitaires et médico-sociaux du Puy-de-Dôme et de l'Allier". Lourde responsabilité pour ce service qui a reçu le renfort de l'armée. "De mars à octobre dernier, nous avons distribué 24 millions de masques".

Des étudiants en renfort

Yanis Bican est étudiant infirmier. Si le confinement a mis un coup d'arrêt à l'un de ses stages, en septembre, en revanche, il s'est retrouvé plongé au cœur de l'épidémie. "J'étais en stage dans l'Ehpad du CHU, sur le site de Cébazat. _On a été confronté directement au Covid avec un cluster au sein de l'Ehpad__, ça a été très compliqué. Une grande majorité des résidents ont eu le Covid, la moitié des soignants, dont moi. Il y avait de la souffrance chez les résidents mais j'ai appris à m'adapter à des situations comme celle-l_à."

Yanis Bican, étudiant infirmier
Yanis Bican, étudiant infirmier © Radio France - Juliette Micheneau

Yanis Bican, étudiant infirmier

Yanis a démarré cette semaine un stage au service de réanimation. "J'apprends encore, mais je me sens utile".

La réanimation : surveillée comme le lait sur le feu

Depuis le printemps 2020, le service de réanimation est le centre de toutes les attentions puisque le nombre de lits occupés par des patients souffrant de la Covid-19 est un des indicateurs pris en compte dans la politique sanitaire. 

Malgré l'épuisement des soignants, il reste dans le service réanimation du CHU Montpied une sérénité déconcertante.
Malgré l'épuisement des soignants, il reste dans le service réanimation du CHU Montpied une sérénité déconcertante. © Radio France - Juliette Micheneau

"Actuellement en Auvergne-Rhône-Alpes, 45% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid", détaille le Professeur Bertrand Souweine, chef du service réanimation du CHU Gabriel-Montpied, "en sachant que nous avons un taux de lits ouverts de plus de 120% par rapport à la capacité habituelle".

Le Pr Bertrand Souweine, chef du service réanimation du CHU Gabriel-Montpied.
Le Pr Bertrand Souweine, chef du service réanimation du CHU Gabriel-Montpied. © Radio France - Juliette Micheneau

Professeur Bertrand Souweine, chef du service réanimation du CHU Gabriel-Montpied

Le Pr Souweine parle, pour l'instant,  de "situation maîtrisée", mais "fragile puisque pour les personnels qui travaillent dans ces services, ça va faire un an que ça dure... Les équipes sont toujours très motivées mais fatiguées."

En témoigne Céline Meilac, infirmière depuis trois dans ce service de réanimation du CHU Montpied. "Ça va un peu mieux", dit-elle dans un soupir. "On est sur une période plateau où on reste Covid mais ça se calme par rapport aux vagues qu'on a pu avoir. De toutes façons, il faut que ça aille".

Céline Meilac, infirmière en réanimation.
Céline Meilac, infirmière en réanimation. © Radio France - Juliette Micheneau

"La deuxième vague a été beaucoup plus compliquée physiquement et psychologiquement avec plus de patients mais surtout beaucoup plus de décès", raconte Céline. "On se demande à quoi sert notre travail quand on voit comment ça se termine". 

Céline Meilac, infirmière au service de réanimation du CHU Montpied

Aujourd'hui l'épuisement est là, l'infirmière décrit "la lourdeur qu'on ramène évidemment à la maison". La peur aussi de transmettre le virus à ses proches, surtout au printemps dernier. 

Laboratoire 7 jours sur 7

En 2019, le laboratoire du CHU a effectué 5,84 millions d'actes de biologie, et depuis les premiers cas de coronavirus, il est devenu le centre névralgique pour les tests Covid. 

"Le laboratoire effectue en ce moment environ 5000 tests Covid par semaine", détaille le Professeur Cécile Henquell, cheffe du service de virologie, "avant le confinement d'octobre c'était environ 8000. Pour la virologie, c'est énorme, on fait bien plus de tests Covid par jour, que de tests classiques."

Pr Cécile Henquell, cheffe du service de virologie
Pr Cécile Henquell, cheffe du service de virologie © Radio France - Juliette Micheneau

Le Professeur Cécile Henquell, cheffe du service de virologie du CHU de Clermont-Ferrand

Pour faire face à cette épidémie inédite, "il a fallu du nouveau matériel, une nouvelle organisation, recruter des gens", raconte le Professeur Henquell. Au plus fort de la crise, le laboratoire tournait 7 jours 7, 24h/24. "Aujourd'hui on travaille toujours de 6 heures du matin à 23 heures tous les jours."

Pour le laboratoire du CHU, c'est une course contre la montre quotidienne : "toute perte de temps entraîne des retards dans la prise en charge, le contact-tracing, etc." Le service de virologie traque maintenant les variants de la Covid-19 grâce au séquençage. "C'est aller regarder le code génétique du virus. Le code des variants est un peu différent" explique le Pr Henquell. "Depuis trois semaines, nous avons trouvé une vingtaine de cas de variant, essentiellement anglais". Mais la chasse au virus ne s'arrête pas là. "Notre objectif c'est d'ici trois semaines de pouvoir décoder le virus dans sa totalité", et ainsi identifier d'éventuels variants encore inconnus.

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