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Santé – Sciences

EN IMAGES | A Toulouse, les futurs médecins s'exercent sur des mannequins connectés

mercredi 4 novembre 2015 à 19:07 Par Jean Saint-Marc, France Bleu Occitanie et France Bleu

L'Institut toulousain de simulation en santé (ITSimS) a été inauguré officiellement ce mercredi. 1000 étudiants en médecine, élèves-infirmiers et médecins en formation continue vont y être formés chaque trimestre. Ils s'y exercent principalement sur des mannequins connectés.

Sur cet atelier les étudiants doivent "anesthésier" un mannequin
Sur cet atelier les étudiants doivent "anesthésier" un mannequin © Radio France - Jean Saint-Marc

Toulouse, France

Les mannequins en latex de l'Institut toulousain de simulation en santé (ITSimS) sont très réalistes : ils clignent des yeux, leurs poitrines se soulèvent quand ils respirent, on peut prendre leur pouls, les perfuser, leur faire un massage cardiaque... Et puis les élèves peuvent discuter avec eux !

>>> ECOUTEZ | le dialogue" entre un soignant et un mannequin

"J'ai mal au ventre"

En simulation, on a droit à l'erreur !

En fait ce mannequin est piloté, depuis une salle voisine, par un formateur : c'est lui qui s'exprime à travers le micro. Il gère aussi les "fonctions vitales" du mannequin et peut par exemple déclencher une attaque cardiaque. Un scénario qui permet de former les étudiants en médecine aux situations de stress... Sans risque explique Edith Brazet, gynécologue à Purpan et formatrice à l'Institut : "en simulation on a droit à l'erreur, c'est le principe ! Le but c'est de reconnaître son erreur et d'amener les élèves à trouver pourquoi ils l'ont commise et à faire en sorte de s'améliorer."

Les formations sont très concrètes : pose d'une perfusion, méthodes pour opérer, pour intuber etc. Et les ateliers sont adaptés au niveau. Par exemple Alice étudiante en cinquième année de médecine, s'exerce à la cœlioscopie (opération à ventre fermé) sur de petits blocs en mousse :

Alice pense qu'elle sera "plus confiante en arrivant au bloc la première fois" - Radio France
Alice pense qu'elle sera "plus confiante en arrivant au bloc la première fois" © Radio France - Jean Saint-Marc

Les étudiants acquièrent aussi ce que le professeur Thomas Geeraerts, directeur de l'ITSimS appelle les "compétences non techniques" :  "être capable de prendre une décision rapidement si la situation est critique, travailler en équipe, le fait d'être capable de ré-évaluer la situation si on s'est trompé, et les compétences de communication au sein de l'équipe". Pour lui c'est d'autant plus crucial que 60% des erreurs médicales sont provoquées par le facteur humain... Et souvent il s'agit de problèmes de communication.

>>> EN VIDEO | un "patient" fait un malaise cardiaque sur l'atelier "urgences"

100.000 euros pour un mannequin connecté

Le lancement de cet institut a coûté entre 500 et 600.000 euros, financés notamment par l'Agence régionale de santé (ARS) et le Conseil Régional Midi-Pyrénées. Ce sont  les mannequins qui coûtent très cher : les mannequins "haute fidélité", les plus réalistes coûtent près de 100.000 euros chacun. L'institut en possède six. 

Installé sur l'ancien site des urgences et à la place d'anciens blocs opératoires du CHU de Purpan, ce site d'environ 1.200 m² est le _"deuxième plus gros" _en France selon ses dirigeants. Il répond aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) qui peuvent se résumer en une formule : "jamais la première fois sur un patient". Pour Thomas Geeraerts_ _"on ne peut plus aujourd'hui lâcher de jeunes médecins sans un apprentissage sur des mannequins. Même s'ils ne sont pas parfaits, cela évitera des maladresses et des erreurs ! Les gens formés en simulation ont une qualité de soin, une sécurité de soin qui est plus importante."

Grâce à de petites caméras les étudiants sont "débriefés" après chaque atelier. - Radio France
Grâce à de petites caméras les étudiants sont "débriefés" après chaque atelier. © Radio France - Jean Saint-Marc