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VIDÉO - Un laboratoire stéphanois et une entreprise d'Auxerre développent un exosquelette contre le mal de dos

À Saint-Étienne, le Laboratoire Interuniversitaire de Biologie de la Motricité teste l'efficacité d'un exosquelette conçu avec l'entreprise RB3D, située à Auxerre. L'appareil, déjà commercialisé, vise à réduire les douleurs liées au lever de charges lourdes, par exemple dans la manutention.

Un étude menée par le Laboratoire Interuniversitaire de Biologie de la Motricité, à Saint-Étienne, afin de déterminer l'efficacité de l'exosquelette conçu avec l'entreprise d'Auxerre RB3D.
Un étude menée par le Laboratoire Interuniversitaire de Biologie de la Motricité, à Saint-Étienne, afin de déterminer l'efficacité de l'exosquelette conçu avec l'entreprise d'Auxerre RB3D. © Radio France - Céline Autin

Il est à peine plus gros ou plus visible qu'un sac à dos : pourtant, l'exosquelette conçu par un laboratoire de Saint-Étienne, dans la Loire, et une entreprise d'Auxerre pourra sans doute soulager votre dos au travail. Ce petit appareil de "cobotique", qui fait interragir l'homme et le robot, subit actuellement des tests au sein de la plateforme de biomécanique de Saint-Étienne, afin d'en prouver l'efficacité. Il est déjà commercialisé.

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Réduire l'effort et aider à soulever des charges lourdes

Le test mené par le laboratoire stéphanois (le LIBM, Laboratoire Interuniversitaire de Biologie de la Motricité) consiste à observer de près vingt-trois hommes et femmes en train de soulever des charges lourdes, avec et sans l'exosquelette de 8 kilos, porté comme un sac à dos. Pour cela il faut les barder d'une quarantaine de capteurs et mesurer la consommation d'oxygène, ainsi que l'activité musculaire.

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Le protocole est réalisé dans les locaux de l'IRMIS, l'institut régional de médecine et d'ingénierie du sport créé en 2015 par Alain Belli, professeur de biomécanique à l'université de Saint-Étienne, qui supervise l'étude.

Plus d'une quarantaine de capteurs sont installés pour mesurer l'efficacité de l'exosquelette
Plus d'une quarantaine de capteurs sont installés pour mesurer l'efficacité de l'exosquelette © Radio France - Céline Autin

Après chaque exercice, le testeur doit indiquer comment il se sent. Pour Nathan, c'est assez clair : "J'aurais bien aimé avoir l'exosquelette sur le dernier exercice ! On a moins de souffle, on sent le muscle qui travaille plus". Les premières données montrent, elles aussi, moins de fatigue pour le porteur de charge : "Avec exosquelette, il y a à peu près un demi litre d'oxygène consommé en moins. L'exosquelette détecte que vous faites une extension de hanche, et va pousser avec vous pour aider à se relever," détaille Alain Belli.

Les testeurs évoluent entre les caméras qui enregistrent le moindre mouvement.
Les testeurs évoluent entre les caméras qui enregistrent le moindre mouvement. © Radio France - Céline Autin

L'étude menée sur une semaine, du 8 au 12 février, vise à prouver cette efficacité statistiquement, et doit conduire à une publication scientifique. Une question de renommée pour le laboratoire stéphanois mais aussi surtout de garantie pour l'industriel de cobotique RB3D, qui commercialise l'exosquelette.

Un appareil déjà commercialisé en France, l'Armée intéressée

À la tête de RB3D, Serge Grygorowicz est venu assister à l'étude. Il a déjà vendu "une petite dizaine d'équipement en France, pour des prix autour de 15.000 et 20.000 euros selon le modèle. Ce sont des grands groupes de la logistique et du BTP qui les ont achetés." L'exosquelette devrait aussi être prochainement présenté à une filiale du groupe Casino, dont le siège est à Saint-Étienne. Il est aussi en test dans des vignobles de Bourgogne.

L'étude mesure la consommation d'oxygène et la fatigue musculaire de vingt-trois sujets testés.
L'étude mesure la consommation d'oxygène et la fatigue musculaire de vingt-trois sujets testés. © Radio France - Céline Autin

Pour le laboratoire stéphanois et l'entreprise auxerroise, l'enjeu de ces tests est important. Il s'agit de se positionner sur un marché à venir énorme en termes de débouchés. "On calcule qu'en 2030, ça va représenter un marché de 1.3 milliards de dollars", explique Serge Grygorowicz. Le mal de dos a déjà affecté quatre actif sur cinq pendant ou après le travail, d'après les données de l'Assurance maladie et mérite son surnom de "mal du siècle" aux yeux des entreprises.

Avant d'en arriver à l'exosquelette présenté par le LIBM, il a fallu améliorer l'ergonomie, l'efficacité et l'autonomie de nombreux prototypes. Ces développements ont été co-financés par des programmes de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et la Direction Générale des Entreprises (DGE).  A ce titre, l'Armée s'intéresse à son tour à l'exosquelette pour une application militaire, afin d'aider les soldats à porter des charges lourdes dans des situations parfois risquées. 

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