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Santé – Sciences

En Indre-et-Loire, la télémédecine a du mal à se développer

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Par , France Bleu Touraine

En Indre-et-Loire, seule la maison de santé de Ligueil pratique la télémédecine. Un domaine destiné à lutter contre les déserts médicaux, qui a du mal à se développer car il faut du temps et convaincre les médecins généralistes.

Image d'illustration / Séance de télémédecine dans une résidence seniors
Image d'illustration / Séance de télémédecine dans une résidence seniors © Maxppp - Guillaume Bonnefont/IP3/Maxppp

Indre-et-Loire, France

Dans une tribune publiée dimanche par le journal Le Parisien, des maires ruraux et un médecin réclament un développement de la télémédecine « pour garantir une offre de soin de qualité pour les 22 millions de ruraux ».  Parmi ces signataires, on trouve Guy de Brantes, maire de  Les Hermites et président des maires ruraux d'Indre-et-Loire. Il faut dire que le remboursement des consultations par internet, lancé il y a un an, a du mal à convaincre. Seuls 60.000 actes ont été facturés selon l'Assurance Maladie, c'est 8 fois moins que ce qui était prévu. Par ailleurs, seuls 2.000 médecins français affirment avoir changé leur pratique.  Dans une tribune, des élus locaux appellent donc à faire de la télémédecine une priorité pour lutter contre les déserts médicaux.  Selon Guy de Brantes, il existe deux freins au développement de la télémédecine. D'une part le coût de la cabine, environ 50.000 euros, et avoir le très haut débit.  Et puis il y a une révolution psychologique à la fois du côté des praticiens, et des patients. Il faut dépasser la vision d'une consultation traditionnelle. Là vous devez rentrer dans la cabinet, insérer votre carte vitale. C'est aussi ça la médecine française

C'est beaucoup de temps et d'implication pour les médecins généralistes.

De son côté, l'Agence Régionale de Santé (ARS) qui assure depuis des années la promotion de la télémédecine et de la téléconsultation, reconnait qu'il y a encore des freins qui peuvent pénaliser le développement de cette pratique de la médecine.  Pour les téléconsultations,  Sabine Dupont, directrice de l’offre sanitaire à l’ARS, explique que des règles ont été données pour qu'à la première consultation, le médecin ait vu le patient. Les médecins doivent aussi se trouver dans le même département pour être remboursés. Des contraintes que soulèvent ces élus pour lesquelles des réflexions sont en cours. 

Il y a encore beaucoup de médecins qui sont dubitatifs. En plus on a pas de rémunération spécifique

Le docteur Maxime Pautrat est médecin généraliste à la maison de santé de Ligueil, entre Loches et Descartes. La seule maison de santé à pratiquer la télémédecine en Indre-et-Loire. Dans cette commune, la télémédecine, ça fonctionne, même si selon le praticien, cela ne règle pas tous les problèmes. Ce n'est pas toujours facile de se retrouver derrière un écran avec son médecin généraliste face à un spécialiste quand il faut parler de problèmes psychiatriques, d'addictologie, de cancer... Il y a des freins du côté du patient, et du côté du soignant. Mais dans d'autres maisons de santé comme à Avoine, Descartes ou Richelieu, la télémédecine est balbutiante. C'est vrai qu'ici à Ligueil, on a une équipé dynamique, avec 4 jeunes médecins, ça aide, explique le docteur Pautrat. Il faut comprendre que ça nous prend beaucoup de temps. Moi j'avais pas vocation à faire des fonds d’œil. On est pas réfractaires, mais il faut comprendre que pour améliorer la qualité de soin, cela prend du temps. Et puis il faut se coordonner avec le spécialiste de la clinique. Sans oublier qu'on est pas rémunéré spécifiquement, du coup certains médecins sont dubitatifs

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