Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

En Indre-et-Loire, les drives de dépistage du coronavirus se multiplient

-
Par , France Bleu Touraine

L'automobiliste ne sort pas de sa voiture, pendant que le biologiste lui réalise un prélèvement, directement dans ses narines. Un principe désormais bien connu. Les drives se développent un peu partout. On les retrouve désormais aux quatre coins du département.

Le groupe ABO+ a installé des drives devant six laboratoires de la région
Le groupe ABO+ a installé des drives devant six laboratoires de la région © Maxppp - Luc Nobout / Maxppp

C'est une image qui est presque devenue banale, celle de ces automobilistes stationnés devant des laboratoires de prélèvement dans l'attente de subir un test du coronavirus. Dans la région, plusieurs drives ont ainsi fait leur apparition. Comme au sein du groupe ABO+. Depuis lundi 30 mars, on en compte désormais six. Devant six laboratoires du groupe, à Chambray-lès-Tours, Loches, Chinon et Amboise en Indre-et-Loire, à Châteauroux dans l'Indre et à Vendôme dans le Loir-et-Cher. Les patients viennent s'y faire prélever, sans descendre de leur voiture. Les contacts sont ainsi réduits au maximum, ce qui diminue d'autant le risque de contamination des biologistes.  

Le but, protéger les patients et les personnels

C'est notamment pour cette raison qu'ABO+ a monté ces drives. Car Christian Chillou, le PDG du groupe ABO+, en a vite fait le constat. Ses biologistes n'avaient pas assez de masques pour être correctement protégés. 18 par semaine seulement, octroyés par l'Etat, et encore, il ne s'agit pas des masques les plus protecteurs. "Aujourd'hui il y a 12 masques utilisés tous les jours pour faire les prélèvements, alors que si on était obligés d'aller au domicile de patients, ça aurait été bien plus de 12 qu'il aurait fallu utiliser, et là on aurait été en incapacité de le faire". 

Le laboratoire n'était pas dans l'obligation d'installer ces drives. Pourtant, la décision s'imposait pour Christian Chillou. "On a pas fait ça à la demande du gouvernement ni de l'Etat, mais à la demande des médecins qui voyaient de plus en plus de demandes dans leurs cabinets ou dans les centres Covid". 

Les dépistages massifs, clé de voûte du déconfinement

Christian Chillou a du sacrément batailler pour mettre en place ces drives. L'ARS, l'Agence régionale de santé, ne l'a pas aidé, même si, dit-il, elle n'était pas contre. S'il l'a donc fait, c'est qu'il sait que ces drives auront un intérêt majeur pour la suite de la crise. "Si on veut que le déconfinement se fasse dans de bonnes conditions, il faut que les laboratoires de villes soient associés, car on est les seuls, avec bien entendu les hôpitaux et les laboratoires des hôpitaux, à pouvoir fournir des statistiques très précises et à pouvoir identifier très clairement qui a été immunisé et qui ne l'a pas été. On se met en état de pouvoir répondre demain, et faire beaucoup, beaucoup de prélèvements". 200 prélèvements peuvent être réalisés chaque jour dans ses drives, 1000 pourraient l'être dans les tout prochains jours.

Les mairies des villes dans lesquelles ces drives sont installés ont fourni aux laboratoires des barnums et des grilles nécessaires à la mise en place. Par ailleurs ce sont des entreprises tourangelles qui ont donné aux biologistes du groupe ABO+ des restes de stocks de masques FFP2.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu