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Dossier : Coronavirus Covid-19

En Mayenne, le taux de positivité des tests coronavirus a diminué "mais reste élevé", "le virus circule"

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

En Mayenne, département classé en "vulnérabilité élevée", le taux de positivité des tests coronavirus est passé 9% à 5,6% en dix jours. Mais selon l'ARS, ce taux "reste élevé", "le virus circule".

Le docteur Pierre Blaise, directeur du projet régional de santé ARS Pays de la Loire
Le docteur Pierre Blaise, directeur du projet régional de santé ARS Pays de la Loire - Capture d'écran BFM TV.

La Mayenne est depuis ce mercredi soir placée en "vulnérabilité élevée" pour le coronavirus par les autorités sanitaires. L'un des quatre indicateurs a franchi le seuil d'alerte, le taux d'incidence : 50,76 nouveaux cas détectés pour 100.000 habitants en une semaine, deux autres indicateurs sont aussi élevés, mais pas en alerte : le taux de positivité à près de 5,6%, et le R effectif, le taux de contagion, à 1,5 (une personne malade en contamine 1,5 autre). En revanche, les hôpitaux mayennais sont très loin d'être saturés, avec neuf personnes hospitalisées, dont deux en réanimation, selon les chiffres de l'Agence régionale de santé des Pays-de-la-Loire du 16 juillet. Le docteur Pierre Blaise, directeur du projet régional de santé ARS Pays de la Loire, a livré des explications sur la situation lors d'une conférence de presse ce jeudi. Entretien. 

Phase de croissance épidémique

France Bleu Mayenne : pourquoi le nombre de cas augmente en Mayenne ?

Pierre Blaise : Fin juin nous avions des clusters qui étaient sous observation, une semaine après le nombre de cas avait doublé, ce qui montre bien qu'on est sur phase de croissance épidémique nécessitant la plus grande vigilance. Nous avons constaté qu'un certain nombre de cas n'étaient plus rattachables à des clusters, ça veut dire qu'il y a un début de diffusion en population. À partir de ce moment là, il faut élargir le dépistage ciblé sur les foyers, dans un dépistage qui du coup va permettre d'aller en population. 

FBM : pourquoi faut-il élargir le dépistage ?

PB : Parce qu'on sait le rôle qui est joué par les patients asymptomatiques ou pré-symptomatiques, donc à partir du moment où ça se diffuse dans la population, il faut pouvoir les identifier. Et ce qui est particulièrement important en élargissant ce dépistage, c'est de permettre à des Mayennais qui se savent en situation d'avoir été exposés, ou parce qu'ils vont aller au contact des personnes fragiles et qu'ils souhaitent ne pas risquer de transmettre, ces personnes vont pouvoir spontanément se dépister. On élargit la capacité à identifier, à intensifier ce dépistage.

Le virus circule

Docteur Pierre Blaise, directeur du projet régional de santé l'ARS Pays de la Loire

FBM : est-ce efficace ?

PB : On se rend compte que l'on a raison parce que les premiers éléments que nous avons montrent que le taux de positivité reste élevé. Ce qui est important de bien comprendre, c'est que c'est la conjonction avec le taux d'incidence, donc un nombre de cas rapporté à la population, qui augmente. Quand le taux de positivité augmente simultanément, ça veut bien dire que le virus circule plus. Sinon l'intensification du dépistage, même avec un même nombre de personnes identifiées positives, montrerait un effondrement du taux de positivité si le virus ne circulait pas. Le troisième élément important, c'est le RO (le taux de reproduction) supérieur à 1 en France, proche de 1,5 en Pays-de-la-Loire, qui nous invite à la plus grande prudence, parce que ça signifie bien que le virus circule de façon plus intense. C'est au moins 1,5 personne qui est infectée par une personne positive. C'est important de les identifier pour casser les chaînes de transmission.

Un taux de positivité élevé mais en baisse ces derniers jours

Pour rappel, le taux de positivité est le nombre de tests positifs pour 100 tests réalisés, le seuil de vigilance est à 5, le seuil d'alerte à 10%. Le 8 juillet dernier, le taux de positivité en Mayenne se situait entre 8 et 9%. Il a donc diminué mais reste au dessus du seuil de vigilance. À ce moment là le taux d'incidence était en revanche plus faible, à 47 pour 100.000. Il est aujourd'hui de 50,76.

"Nous avons raison de faire ce dépistage en population générale parce que, _quand on cherche on trouve. Il faut aussi le corréler au taux de positivité, qui est élevé, mais pas non plus sur des taux trop importants. Mais si le taux de positivité augmente, ça veut dire qu'on trouve de plus en plus de personnes positives_", ajoute Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire. "Cependant nous suivons aussi l'offre de soins, est-ce qu'il y a une tension ou une saturation, pour l'instant ce n'est pas le cas. Ça a augmenté mais en nombre d'hospitalisations, c'est très bas, _on n'est pas dans un système de santé qui aujourd'hui est saturé. Il faut rester vigilant parce que si on ne prend pas d'actions, ça peut aller assez vite_. Les mesures qui sont prises sont adaptées au territoire, il ne faut pas en rester à la couleur rouge. Il faut se dire qu'il y a un point de vigilance, c'est vraiment le moment de contrôler le virus plutôt que ce soit lui qui contrôle notre vie".

Jean-Jacques Coiplet, le directeur de l'Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire

Pour sortir de la zone rouge, les autorités vont étendre le programme de dépistage massif en Mayenne avec deux nouveaux sites de prélèvement, sans rendez-vous et sans ordonnance, à la halle du Haut-Anjou au parc Saint Fiacre à Château-Gontier sur Mayenne, et à Changé, à la salle des Ondines. Les deux centres devraient ouvrir en début de semaine prochaine, gérés par la protection civile.

Il existe déjà deux centres de ce type, à la salle polyvalente de l'Huisserie et au gymnase Jacques Chamaret de Laval. Auxquels s’ajoutent les quatre sites de dépistage sur prescription médicale ou bons de l'assurance maladie, et sur rendez-vous, dans les laboratoires privés de Mayenne et Château-Gontier sur Mayenne, à l’hôpital de Laval et à l'ancien foirail de Laval. 

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