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En Moselle, de trois à six mois d'attente avant de pouvoir consulter un ophtalmo

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Par , France Bleu Lorraine Nord
Metz, France

Armez-vous de patience si vous devez aller chez l'ophtalmo. En Moselle, comptez entre trois et six mois en moyenne. Parfois même un an ! Pas assez de formations et toujours plus de demandes de rendez-vous : les délais d'attente s'allongent sérieusement dans notre département.

Chaque année, 250 ophtalmologistes partent à la retraite
Chaque année, 250 ophtalmologistes partent à la retraite © Maxppp

Des patients toujours plus patients. En moyenne, les Mosellans doivent attendre entre trois et six mois avant d'obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste. Il faut parfois attendre plus d'une année. C'est bien au dessus de la moyenne nationale qui atteint déjà les 85 jours. Des chiffres publiés par l'institut Yssup Research pour le groupe Point Vision.

Principale raison : le manque d'ophtalmologistes. Chaque année en France, ils sont 250 à partir à la retraite. Et seulement 160 praticiens sortent de l'internat. Conjugué à une hausse constante des demandes de rendez-vous : forcément, les délais s'allongent.

"C'est la vraie galère, j'ai rendez-vous au mois de septembre !"

Pour les Mosellans, c'est un peu la croix et la bannière avant de se retrouver effectivement dans la salle d'attente de leur praticiens. Selon une autre étude, près d'un Français sur cinq renonce à se soigner à cause de ces délais beaucoup trop longs, comme le raconte Brigitte : "c'est la vraie galère, je dois consulter et j'ai rendez vous au mois de... septembre ! On m'a dit d'aller à Paris, à Thionville. Non ! J'habite à Metz, je n'irai pas aussi loin !". Roland l'a également constaté :  "pratiquement une année pour un rendez-vous ! Si on veut consulter rapidement, il faut aller à l'hôpital".

Anne : "souvent, il faut connaitre personnellement le directeur du cabinet pour avoir un rendez-vous rapide. Si les gens ont une grosse pathologie, ils n'arrivent pas à se soigner"

Pour les Mosellans, "c'est la galère"

Par rapport à leurs autres voisins lorrains, les Mosellans ne sont pas très bien lotis. Notamment s'ils regardent du côté de la Meurthe-et-Moselle, là où les délais dépassent rarement les trois mois. Le CHU de Nancy apporte en effet un nombre conséquent d'ophtalmologistes, permettant de réduire significativement les délais. Ce qui pousse André et sa femme, habitants de Metz, à consulter... à Nancy !

On préfère Nancy, parce qu'il faut six semaines d'attente au maximum. C'est une ville universitaire, il y a des ophtalmos qui s'installent. Si je pouvais avoir un rendez-vous ici dans un délai normal, j'irais ici, mais ce n'est pas le cas

André et sa femme consultent à Nancy parce que les délais sont moins longs

Pas assez d'ophtalmos et toujours plus de rendez-vous

Du côté des ophtalmologistes, on est conscient de cette situation. En Moselle, ils sont environ 70 (une vingtaine dans l'agglomération messine). Parmi eux, Thierry Bour, président du syndicat national des ophtalmologistes. Selon lui, il y a trop peu de postes dans la région et surtout, le nombre de demandes de rendez-vous augmentent. C'est vrai que la population vieillit et que la baisse de la vision se poursuit, notamment avec les écrans de télévision et d'ordinateur. Voilà pourquoi les délais d'attente sont aussi longs.

Pour inverser la tendance, Thierry Bour propose plusieurs pistes. Certains commencent déjà à être mises en place :

  1. Former plus d'ophtalmologistes et ouvrier plus de places à la sortie de l'internat.
  2. Créer des postes d'internes dans les hôpitaux périphériques (pour mieux répartir les cabinets sur le territoire).
  3. Ouvrir des stages dans les cabinets libéraux.
  4. Et développer une meilleure coopération avec les orthoptistes.

Thierry Bour, président du syndicat national des ophtalmologistes

Des délais d'attente divisés par deux d'ici 2025 ?

Pour débattre de tout cela, une convention médicale sera discutée dans les six prochains mois. En attendant, Thierry Bour reste optimiste_ : "_dans dix ans, le nombre de départs à la retraite sera divisé par trois."Avec une augmentation du nombre de formations, "les délais d'attente devraient être réduits de moitié d'ici 2025." Il suffit d'attendre (encore) un peu.

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