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Santé – Sciences

Santé : les pistes du gouvernement pour lutter contre la pénurie de médicaments

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Par , France Bleu

Faire le tour des pharmacies pour trouver son médicament, devoir parfois même en changer... Agnès Buzyn entend mettre fin aux ruptures de stocks qui inquiètent les malades. Comment ? Et surtout pourquoi y a-t-il de plus en plus de pénuries chez nous ? Explications.

Plus d'un Français sur quatre est concerné par la pénurie de médicaments d'après le ministère de la Santé.
Plus d'un Français sur quatre est concerné par la pénurie de médicaments d'après le ministère de la Santé. © Maxppp - Julio PELAEZ

France

Plus d'un Français sur quatre connaît des difficultés à acheter un médicament, d'après le ministère de la Santé. La ministre Agnès Buzyn entend y mettre fin avec un plan anti-pénurie présenté ce lundi 8 juillet 2019. Antibiotiques, vaccins, anticancéreux, corticoïdes... La France connaît vingt fois plus de ruptures de stock qu'il y a dix ans, dans la période 2008-2018. La faute, en partie, à l'explosion de la demande mondiale et au marché français, peu intéressant pour les laboratoires.

Un plan pour lutter contre les pénuries

On parle de pénurie quand un client ne trouve pas son médicament dans les 72 heures. 31% des Français y ont déjà été confrontés au moins une fois en 2018.

Le plan anti-pénurie de médicaments présenté par la ministre de la Santé s'articule autour de trois axes : la "transparence et l'information du public et des professionnels", notamment les pharmaciens, en première ligne quand il y a des ruptures de stock, pour tenter de les rassurer en cas de pénurie. 

Ensuite, "l'action sur le circuit de production des médicaments", en incitant par exemple les laboratoires à produire en France, avec en échange, des avantages fiscaux, comme le préconisent certains sénateurs. Enfin, en renforçant la coordination internationale, car on produit aujourd'hui dans le monde entier.

Pourquoi y a-t-il de plus en plus de ruptures de stock ?

C'est d'abord à cause de la demande qui explose dans le monde. Pour les laboratoires, ce n'est pas très rentable de vendre chez nous, où la Sécurité sociale tire vers le bas le prix des médicaments pour avoir à les rembourser le moins possible. Ils écoulent donc leurs stocks ailleurs, chez nos voisins, en Allemagne, en Italie, où le même médicament se vend parfois deux fois plus cher. Sans parler des Etats-Unis.

Il suffit aussi d'un problème dans l'une des usines (surtout basées en Asie) qui fabriquent une matière première pour que le monde entier soit privé d'un seul médicament.

Votre médicament est-il concerné ?

Vous pouvez vérifier la disponibilité des médicaments sur le site de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Un numéro vert, le 0.800.97.16.53 a été mis en place pour accompagner le retour à une situation d'approvisionnement normale.