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En Saône-et-Loire, incertitude sur le projet d'ouverture du centre d'angioplastie à Chalon

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Par , , France Bleu Bourgogne

Les cardiologues de Chalon se mobilisent pour ouvrir un service de coronographie. Ils ont déposé un dossier il y a deux ans et l'Agence régionale de santé d'abord emballée par le projet, n'apporte plus son soutien depuis cette année. Les médecins ne comprennent pas.

Les cardiologues se sont réunis pour une conférence de presse ce mercredi 14 juin.
Les cardiologues se sont réunis pour une conférence de presse ce mercredi 14 juin. © Radio France - Soizic Bour

En Saône-et-Loire, l'Agence régionale de santé (ARS) souffle le chaud et le froid sur le projet d'ouverture du centre d'angioplastie, voulu par les médecins du centre hospitalier de Chalon, la ville la plus peuplée du département. L'angioplastie, c'est un examen diagnostique des artères coronaires, en vue de les déboucher. Une nécessité selon les cardiologues, puisque l'acte le plus utilisé dans une Unité de Soins Intensif en Cardiologie (USIC) est la coronographie, qui représente 70 % des actes techniques réalisés dans ces structures.

La proximité pour réduire les temps d'intervention

Les cardiologues se mobilisent, une pétition a été signée près de 14 000 fois. De nombreuses lettres de soutien des élus ou des professionnels locaux mais aussi nationaux ont été diffusées... Dans le giron des cardiologues, notamment, les délais de prise en charge de l'infarctus, beaucoup trop longs pour Maxime Fayard, cardiologue : "Je dirais qu'à Chalon on est extrêmement limite au niveau des délais. Dès qu’on va du côté du Morvan ou de la Bresse ça devient totalement impossible et les données publiées par les collègues de Dijon ou de Mâcon montrent bien que les délais recommandés dans le cas d'un infarctus ne sont respectés pour nos patients.

Ce qu'on peut dire c'est qu'on est au delà des 90 minutes en moyenne pour les patients de nos territoires."

Ça peut monter jusqu'à deux heures, trois heures puisqu'il faut prendre en compte le temps de prise en charge médicale et le temps de transfert qui est incompressible. On ne peut pas rapprocher les villes. On peut améliorer les temps de transferts néanmoins le SAMU n'est pas toujours en capacité d'améliorer ce temps quand le patient est au fin fond du bassin minier."

Pour Arnaud Dellinger, le revirement de l'ARS est tout bonnement incompréhensible "Je sais seulement qu'en 2016, tout semblait possible et que le dossier déposé en novembre est un dossier de qualité. Les services de l'hôpital ont travaillé pour apporter une réponse très correct sur tous les points demandés et que brutalement depuis 2017 on voit qu'aucune avancée ne se produit.

Pour les quatre ans qui viennent l'ARS n'ouvre aucun scénario clair d'installation du site d'angioplastie à Chalon. Je pense que c'est ce qui a mis le feu aux poudres."

Les cardiologues de Chalon redonneront une conférence de presse la semaine prochaine, et ils attendent que les législatives soient passées pour mener des actions plus importantes.

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