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En Sarthe, une application pour devenir "Bon samaritain" et sauver des vies

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

En Sarthe, 450 personnes sont touchées par un arrêt cardio-respiratoire chaque année. Pour gagner du temps, les pompiers du département peuvent compter sur une application qui mobilise des "Bons samaritains", des citoyens formés aux gestes de premiers secours.

Le dispositif "Bon samaritain" permet aux sarthois de prodiguer les premiers secours aux victimes d'arrêt cardiaque avant l'arrivée des pompiers.
Le dispositif "Bon samaritain" permet aux sarthois de prodiguer les premiers secours aux victimes d'arrêt cardiaque avant l'arrivée des pompiers. © Radio France - Sarah Calamand

Chaque année en France, environ 50.000 personnes meurent d'un arrêt cardio-respiratoire. En Sarthe, ce sont 450 personnes qui sont touchées tous les ans. Pour les secours, l'enjeu de l'arrêt cardiaque, c'est le temps de réaction : plus les minutes passent, plus les chances de s'en sortir pour la victime s'amenuisent. 

Pour gagner du temps, les pompiers sarthois ont à leur disposition depuis mercredi 21 octobre une application baptisée "Stayin'Alive", ou "rester en vie" en français. Elle recense les "Bons samaritains", des citoyens qui pourront intervenir si une personne est en arrêt cardio-respiratoire dans un rayon de 500 mètres en ville et jusqu'à 5 km dans les zones rurales. 

Des citoyens secouristes

Une seule condition pour pouvoir s'inscrire sur l'application et devenir "bon samaritain" : être formé aux gestes de premiers secours. "Pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude, la réanimation peut-être une expérience traumatisante, justifie Laurent Istria, responsable de développement de l'application. Une personne qui ne sait pas peut poser plus de problème qu'elle ne peut en résoudre."

Le colonel Christophe Burbaud, chef de corps des Sapeurs pompiers de la Sarthe, rappelle que "beaucoup de structures forment nos concitoyens aux premiers secours : l'Union départementale des Sapeurs-pompiers de la Sarthe, mais aussi des associations agréées de sécurité civile".

Les bons samaritains vont devoir réaliser un massage cardiaque voire réanimer une victime d'arrêt cardiaque à l'aide d'un défibrillateur.
Les bons samaritains vont devoir réaliser un massage cardiaque voire réanimer une victime d'arrêt cardiaque à l'aide d'un défibrillateur. © Radio France - Sarah Calamand

Un outil supplémentaire pendant les interventions

En Sarthe, les interventions pour secours à la personne représentent 80 % de l'activité des pompiers. Cette application n'a pas vocation à remplacer l'intervention des pompiers, mais à ne pas faire attendre la victime. "Même si la plupart du temps, il y a un témoin, explique Laurent Istria, les secours mettent en moyenne 10 min à arriver sur place. Dans le cas d'un arrêt cardiaque, chaque minute qui passe, c'est 10% de chances de survie en moins. Donc au bout de 10 min, vous êtes mort."

Une fois l'arrêt cardiaque signalé aux pompiers, ils déclenchent normalement leur intervention et vont pouvoir lancer une recherche sur l'application pour mobiliser des citoyens inscrits et présents à proximité. Les bons samaritains qui répondent à l'appel seront ensuite guidés vers la victime ou, s'ils sont plusieurs, vers le défibrillateur le plus proche.

En France, moins d'une personne sur 10 survit à un arrêt cardiaque. C'est ce mauvais résultat qui a encouragé la création de Stayin'Alive et de ses bon samaritains. 

Pas de concurrence avec Sauve'Life

Cette application fonctionne sur le même principe que Sauve'Life, une autre application développée par le Samu. Le colonel Christophe Burbaud l'assure : les deux outils sont complémentaires : "Ces systèmes donnent chacun, une chance de plus. Le Samu est au courant de notre démarche et nous de la leur."

Le plus important, c'est qu'il y ait du monde pour porter secours à une victime d'arrêt cardio-respiratoire.

Le dispositif "Bon samaritain" est déjà déployé dans plus de 50 départements en France métropolitaine.

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