Santé – Sciences

Des familles victimes de la Dépakine en Vaucluse

Par Boris Loumagne, France Bleu Vaucluse jeudi 11 août 2016 à 11:17

Catherine Aurilio a suivi un traitement à la Dépakine pendant des années
Catherine Aurilio a suivi un traitement à la Dépakine pendant des années © Radio France - Boris Loumagne

Près d'un quinzaine de familles se disent victimes de la Dépakine, un médicament prescrit contre l'épilepsie mais nocif pour le fœtus des femmes enceintes. Elles se sont regroupées au sein de l'association Apesac.

10 000 femmes enceintes auraient pris de la Dépakine en France, selon le Canard enchaîné. Ce médicament prescrit contre l'épilepsie s'avère dangereux pour le fœtus. Plus d'1 enfants sur 3 serait atteint d'autisme, 10% souffrent de malformations et entre 30 et 40%  sont atteints de troubles cognitifs ou neurologiques.

Par ailleurs, l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anticonvulsivant (Apesac) a recensé plus de 400 enfants décédés des suites de malformations.

Catherine Aurilio est la déléguée régionale Paca/Corse de l'Apesac. Elle a pris pendant des années son traitement de Dépakine, "en faisant confiance aux médecins". Ses deux enfants ont été victimes de malformations et de troubles du comportement. Désormais elle se bat pour venir en aide à ces familles de victimes, qui parfois n'osent pas parler de la maladie de leurs enfants.

"En Vaucluse, 14 familles font partie de l'association. Mais nous pensons qu'il y a beaucoup plus de victimes. Le problème, c'est que certaines mamans se sentent coupables d'avoir suivi ce traitement. A l'Apesac, nous appelons les familles de victimes à nous rejoindre".

La bataille juridique contre le laboratoire Sanofi qui a commercialisé la Dépakine est toujours en cours. Les familles espèrent obtenir une indemnisation financière car "beaucoup de mamans ont perdu leur travail tant elles s'occupaient de leurs enfants malades"' assure Catherine Aurilio. L'Apesac demande également que des centres spécialisés dans le traitement du syndrome de l'anticonvulsivant soient ouverts.

Le parcours et le combat de Catherine Aurilio

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