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Santé – Sciences

Endométriose : les gynécologues demandent la création de "centres experts" pour mieux traiter la maladie

vendredi 23 novembre 2018 à 18:51 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens a demandé à l'État, ce vendredi, la création de centres experts pour mieux diagnostiquer et traiter l'endométriose. Cette affection de l'utérus, qui touche 10 à 20 % des femmes, est encore difficile à détecter et a prendre en charge.

Lors d ela marche contre l'endométriose à Marseille, en mars dernier.
Lors d ela marche contre l'endométriose à Marseille, en mars dernier. © Maxppp - Valérie Vrel

Comment améliorer le diagnostic et la prise en charge de l'endométriose ? Le Collège national des gynécologues et obstétriciens, le CNGOF, a demandé ce vendredi la création de "centres experts" pour mieux traiter la maladie, malgré le refus opposé jusqu'ici par le gouvernement.

Mettre fin à "l'errance diagnostique et thérapeutique" de nombreuses patientes

Ces centres pluridisciplinaires, qui rassemblent des praticiens spécialisés dans une maladie complexe, permettraient de mettre fin à l'"errance diagnostique et thérapeutique" de nombreuses patientes souffrant de cette maladie gynécologique mal connue et mal repérée, juge la société savante des gynécologues, en amont de son congrès annuel début décembre.

Le gouvernement a refusé de créer de tels centres cet été 

"Cette expertise implique que les spécialistes du centre expert, qui ne travaillent pas forcément dans le même établissement puissent dégager du temps. Donc de l'argent. (...) C'est notamment pour cela que le CNGOF, à l'image d'associations comme Endofrance, espérait obtenir l'aval du ministère de la Santé pour une labellisation nationale", explique dans un communiqué le Professeur François Golfier, qui pilote une commission sur l'endométriose au sein du CNGOF. Mais cet été, "il nous a été clairement signifié qu'il n'y aurait pas de centres experts et que nous n'avions qu'à nous organiser pour créer, avec nos moyens des filières de soins", déplore le chef du service au CHU de Lyon-Sud, ajoutant "ne rien lâcher".

Douleurs aigües voire infertilité 

L'endométriose se caractérise par la présence de cellules d'origine utérine en dehors de l'utérus, qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels. Parfois, elle n'entraîne pas de symptômes et ne nécessite pas de prise en charge. Mais chez 10% à 20% des femmes, selon les estimations, elle provoque des douleurs, chroniques ou aiguës, voire l'infertilité.

Un retard de diagnostic de 6 à 10 ans pour les patientes 

"Les 'centres experts' sont nécessaires parce qu'on a besoin de médecins qui connaissent la maladie", a confié Emeline Bréant, la vice-présidente de l'association ENDOmind France à franceinfo. On a eu pendant des années une errance médicale prédiagnostic. Encore maintenant, on est encore à un retard de diagnostic de 6 à 10 ans", précise-t-elle. "Ce qui est énorme, parce que la maladie pour les formes les plus agressives a le temps de s'installer. Aujourd'hui, les patientes se retrouvent à une errance post-diagnostic, c'est-à-dire que les centres existants sont complètement saturés, on parle pour certain d'un an d'attente avant d'avoir un rendez-vous. Il y a une urgence pour la mise en place de prise en charge au travers de centres de références accompagnés d'un réseau ville-hôpital."