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Santé – Sciences

Engorgement des urgences du Havre : le personnel dénonce un manque de moyens

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

La direction de l'hôpital Jacques Monod promet l'ouverture d'une unité saisonnière avec 12 lits pour faire face à l'afflux de patients. Les équipes de soins réclament davantage de moyens humains.

L'entrée des urgences adultes de l'hôpital Jacques Monod au Havre
L'entrée des urgences adultes de l'hôpital Jacques Monod au Havre © Radio France - Jérôme Collin

Le Havre, France

Les urgences de l'hôpital du Havre font face à un nombre élevé de patients. Selon les chiffres de la direction, il y a 140 passages par jour depuis le début de l'année 2019, contre 130 en moyenne. L'hôpital reconnaît un "engorgement" des services d'urgences. L'accueil de patients a fortement augmenté en quelques années. De 30 000 patients par an en 2012, on est passé à plus de 46 000 en 2018.

_"_Cela devient insupportable. On fait de la maltraitance tous les jours. On ne peut pas répondre aux besoins fondamentaux : apporter un verre d'eau aux patients, besoin d'uriner... Tous les agents pleurent et s'effondrent dans les vestiaires. Ça n'est plus possible de faire vivre ça, ni aux agents, ni aux patients, ni à leur famille", dénonce Jessica.

Notre rythme de travail est épuisant. On ne peut pas s'occuper de dix personnes en même temps, c'est impossible"

Le personnel des urgences adultes a affiché des tracts dans les locaux de l'hôpital Jacques Monod - Radio France
Le personnel des urgences adultes a affiché des tracts dans les locaux de l'hôpital Jacques Monod © Radio France - Jérôme Collin

Le personnel cible de tensions et de violences

L'attente avant d'être pris en charge peut durer quatre, cinq, six, sept heures selon le personnel. "Ma fille a attendu quatre heures, elle était asthmatique et avait la grippe", confirme un père de famille. Lui reste calme et salue le travail du personnel. Mais d'autres n'ont pas la même patience et se montrent parfois violents. "Il y a déjà eu des agressions physiques, beaucoup d'insultes. Les familles ne comprennent pas pourquoi on n'a pas rapidement pris en charge leurs proches", témoigne Karine.

Ça engendre du stress pour le personnel, pour les patients et pour les familles

La direction assure qu'elle a pris le problème au sérieux. "53 infirmières ont été formées à l'accueil, à l'orientation des personnes et à la gestion des situations de violence", Sylvie Beauvoisin, directrice de la communication. "Il y a eu tout un plan d'amélioration des conditions de travail et d'accueil des patients", poursuit-elle.

La direction a déjà renforcé les effectifs

De son côté, la direction de l'hôpital Jacques Monod rappelle que 3,3 équivalents temps plein ont été recrutés en 2018 au service des urgences adultes. Et qu'en début d'année 2019, deux aides-soignantes et une infirmière ont également rejoint le service. Par ailleurs, une unité saisonnière avec 12 lits supplémentaires va ouvrir cette semaine. "Ce qu'on essaye de faire, c'est que les conditions soient les meilleures possibles pour que les patients n'attendent pas sur des brancards et éviter l'engorgement", souligne Sylvie Beauvoisin, directrice de la communication.

Pour le personnel du service des urgences, c'est un premier pas mais ce n'est pas suffisant. Ils réclament 16 embauches pour faire face à l'afflux de patients. Et pour eux, l'ouverture de l'unité saisonnière ne va pas régler le problème à long terme.

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