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Santé – Sciences

Envie de booster votre mémoire ? Le CHU de Lille cherche 120 volontaires pour une étude sur la santé intellectuelle

mercredi 6 mars 2019 à 10:35 Par Hélène Fromenty, France Bleu Nord

L'entrainement intellectuel régulier peut-il devenir un traitement et permettre de limiter le déclin cognitif lié à l'âge ? C'est pour répondre à cette hypothèse que le centre d'investigation clinique du CHU de Lille vient de lancer une étude et recherche 120 volontaires prêts à y participer.

Les participants à l'étude sont encadrés par l'équipe du centre d'investigation clinique du CHU de Lille.
Les participants à l'étude sont encadrés par l'équipe du centre d'investigation clinique du CHU de Lille. © Radio France - Hélène Fromenty

Lille, France

Le CHU de Lille a besoin de vous ! Le centre d’investigation clinique du centre hospitalier vient de lancer une vaste étude sur la mémoire. L'objectif est de déterminer si l'ont peut - grâce à un entrainement intellectuel régulier - traiter et prévenir les troubles intellectuels liés à l'âge. Pour cela, les scientifiques cherchent 120 personnes volontaires. 

Cette étude baptisée PACTE-1 se base sur un constat : les personnes qui vieillissent peuvent présenter de légers troubles intellectuels mais à l'heure actuelle, aucun traitement ne peut prévenir leur état de santé. On sait que certaines choses peuvent aider, mais pas de manière significative. 

"On a pu prouver qu'une petite dose de médicament améliore les choses, idem pour la rééducation améliore les choses, explique le professeur David Devos, qui coordonne l'étude. Mais ce n'est pas suffisant pour que ce soit intéressant pour les personnes."

Le centre veut donc aller plus loin. "On veut associer les deux, médicament et rééducation. Ainsi, de manière synergique, on aura vraiment un impact dans le quotidien des gens."

Scénarios en 3D

Le CHU cherche donc 120 volontaires pour suivre un protocole très précis. Cela commence par un bilan complet avec une IRM, un encéphalogramme et des évaluations pour tester vos capacités cérébrales. 

Puis pendant une deuxième phase de six semaines, vous devez prendre un médicament, tous les jours à faible dose et faire des exercices de rééducation intellectuelle sur ordinateur, à l’hôpital, à raison de deux séances d'une heure par semaine. 

"Ces exercices sont des scénarios en 3D, précise Quentin Devigne, le neuropsychologue qui a élaboré le protocole. Par exemple, la personne voit un jardin avec des papillons de différentes couleurs qui volent. Les participants doivent rester attentif puis cliquer sur tel ou tel papillon. Cela permet progressivement d'améliorer les capacités de mémoire, d'attention, etc."

Six semaines plus tard, un nouveau bilan de vos capacités est réalisé et les participants effectuent également un test de conduite sur simulateur. "L'idée c'est de voir si nous avons un bénéfice de notre stratégie sur une activité de la vie quotidienne qu'est la conduite automobile." 

Ensuite vous pouvez reprendre votre vie normale, et un nouveau bilan sera effectué six semaines plus tard, soit une durée total d'un mois et demi pour le protocole. 

Compensation de 400 euros

Pour vous porter volontaire, vous devez donc avoir le permis, avoir entre 55 et 75 ans, être en bonne santé c'est à dire ne pas souffrir de pathologie neurologique notamment et être droitier - afin que le panel soit homogène. Une demi-douzaine de personnes ont déjà participé, contre une compensation financière de 400 euros.

Quand je lis un article, je mémorise mieux les choses

Pour cette cette jeune retraité, le résultat semble plutôt positif. "Je me sens bien, j'ai une meilleure attention dans la vie courante, par exemple quand je lis un article je mémorise mieux les choses. Même à petite dose, je m’entraîne chez moi avec des exercices. Ça me stimule et ça c'est pas mal."

Reste à attendre l'ensemble des résultats, pour voir si ce traitement fonctionne et peut-être un jour pouvoir l'utiliser sur des patients malades. "Si les résultats sont positifs sur les sujets sains, nous avons en effet l'espoir qu'un traitement court puisse permettre de préserver le plus longtemps possible les capacités intellectuelles des patients atteints de maladies neurologiques, comme Alzheimer, Parkinson, ou les suites de l'accident vasculaire cérébral, souligne le professeur Dominique Deplanque, responsable du centre d'investigation clinique.

Le CHU de Lille se donne environ 2 ans pour terminer cette étude. Précisons que le risque d'effets secondaires liés au protocole est quasiment nul, car la dose médicamenteuse est très faible. Pour participer, vous pouvez écrire au centre d'investigation clinique à l'adresse suivante : ciclille@chru-lille.fr.