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Dossier : Coronavirus Covid-19

"On est au-delà d'un marathon" : un après le début de l'épidémie, la lutte contre le Covid continue en Alsace

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Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

Il y a un an tout juste, l'épidémie de coronavirus touchait de plein fouet l'Alsace. Un an plus tard les prises en charge sont bien meilleures indiquent les médecins des hôpitaux universitaires de Strasbourg. Mais avec l'arrivée des variants, le bout du tunnel n'est peut-être pas pour tout de suite.

Dans le service des maladies infectieuses de l'hôpital de Strasbourg
Dans le service des maladies infectieuses de l'hôpital de Strasbourg © Radio France - Antoine Balandra

Il y a un an tout juste, l'Alsace basculait dans l'épidémie de coronavirus. Un an plus tard, les hôpitaux universitaires de Strasbourg ont fait le point sur les deux premières vagues de l'épidémie. D'abord avec un constat : le taux d'incidence continue de baisser légèrement en Alsace, pour l'instant : 158 pour 100.000 habitants dans le Bas-Rhin, 126 dans le Haut Rhin.

Mais pour combien de temps ? Alors que d'autres régions semblent aujourd'hui submergées par les variants, l'Alsace est pour l'instant relativement épargnée. Sur 59 séquençages réalisés à Strasbourg, aucun variant brésilien n'a été détecté. Quelques variants anglais et sud-africain mais en quantité très limitée, contrairement à la Moselle. 

Conférence de presse de présentation de la gestion de l'épidémie sur un an à Strasbourg
Conférence de presse de présentation de la gestion de l'épidémie sur un an à Strasbourg © Radio France - Antoine Balandra

Mais il faut rester très très prudent estime le professeur Yves Hansmann chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Strasbourg : "Les données dont on dispose montrent que les variants, et notamment le variant anglais, sont présents. Ils n'ont pas encore d'impact sur l'épidémie. Maintenant il est possible que ces variants ne soient pas encore suffisamment importants pour peser. Donc on reste très vigilants" dit-il. Avant d'ajouter : "Nous avons une certaine inquiétude quant à ce qui pourrait nous arriver dans les semaines à venir". 

Alors la course contre la montre a commencé pour la vaccination. Plus de 10.000 vaccinations réalisées via des doses Pfizer, Moderna et Astra Zeneca à Strasbourg déjà. Notamment sur les soignants. 

Retour sur un an d'épidémie

Une chose est sûre : la deuxième vague arrivée à l'automne a envoyé un peu moins de patients en réanimation, en Alsace. Pourquoi ? Parce que la prise en charge et les traitements se sont améliorés. 

Avec donc un peu moins de patients accueillis en réanimation lors de la deuxième vague mais des cas souvent plus lourds que la médecine de ville ou la prise en charge rapide n'ont pas pu aider. Lors de la première vague en mars dernier, le nombre de lits de réanimation avait dû être multiplié par deux et demi à Strasbourg. Beaucoup moins lors de la deuxième vague.

Le service des maladies infectieuses de l'hôpital de Strasbourg
Le service des maladies infectieuses de l'hôpital de Strasbourg © Radio France - Antoine Balandra

Autre changement entre la première et la deuxième vague : cette fois, toutes les opérations chirurgicales non Covid ne sont pas annulées. Les autres prises en charge peuvent donc se poursuivre, au prix d'une gestion très serrée des ressources en personnel et de la fermeture de quelques unités secondaires.

Les médecins indiquent aussi que le nombre de prise en charge en psychiatrie pour du stress, de l'angoisse ou même des tentatives de suicide a explosé lors de la seconde vague. 

Et puis il y a les urgences : en mars dernier, elles étaient totalement saturées par les cas Covid. Aujourd'hui, elles restent très engorgées avec plus de 200 patients accueillis chaque jour aux hôpitaux universitaires de Strasbourg. À cause des cas Covid, mais aussi de l'arrivée des autres pathologies. 

Meilleure prise en charge des patients

Mais la bonne nouvelle, c'est que les médecins ont donc beaucoup appris explique Emmanuel Andrès, chef de la commission médicale d'établissement aux HUS de Strasbourg : "On est mieux armés, on a appris de la première vague. Il y a une meilleure coordination ville et hôpital. On arrive mieux à prendre en charge, pour l'oxygénothérapie, il y a de nouveaux traitement à disposition, des procédures claires. Donc on arrive à mieux prendre en charge les patients" dit-il.

Le nouvel hôpital civil de Strasbourg
Le nouvel hôpital civil de Strasbourg © Radio France - Antoine Balandra

Mais l'arrivée des variants et l'absence de visibilité sur la fin de l'épidémie fatigue des personnels, usés par un an de lutte intense contre le Covid. Comme le raconte Nada Labdai, infirmière au contact de patients Covid en pneumologie à Strasbourg : "Il y a une lassitude. La vaccination pour nous, nous l'avons accueillie comme un espoir pour pouvoir souffler un peu au niveau des services. Et là on nous reparle des variants. On se pose beaucoup de questions. Mais on garde espoir, sinon on ne peut plus avancer. On ne sait pas combien de temps cela va mettre, mais on se dit qu'à un moment on verra le bout du tunnel" dit-elle. 

"On est au-delà d'un marathon" confirme le professeur Yves Hansmann. "Difficile de dire ce qui nous attend, même si les variants nous inquiètent bien sûr" dit-il. 

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